Joël Bouchard accueillera vendredi au Centre Bell les membres du club-école du Canadien, parmi lesquels certains des meilleurs espoirs de l’organisation.

Publié le 20 janv. 2021
Mathias Brunet
Mathias Brunet La Presse

L’entraîneur-chef du Rocket a eu un impact important sur quelques jeunes joueurs du Canadien ces dernières années. Jesperi Kotkaniemi est revenu transformé après quelques semaines auprès de lui à Laval, où il a amassé 13 points en 13 rencontres.

Jake Evans impressionne en ce début de saison dans un rôle défensif avec le Canadien. Ce modeste choix de septième tour en 2014 a passé les deux dernières années avec Bouchard.

Cale Fleury n’a pas réussi à demeurer avec le Canadien tout l’hiver l’an dernier, mais ce défenseur droitier, repêché au troisième tour en 2017, a progressé de façon importante depuis un an et a obtenu un poste au sein de l’escouade volante en ce début de saison.

L’entraîneur-chef du Rocket de Laval aura un rôle de « développeur » encore plus accentué cette année, en cette saison marquée par la COVID-19. Il n’y aura pas de championnat dans la Ligue américaine cette année, et le Rocket accueillera aussi dans ses rangs, au cours des prochains jours, certains espoirs d’âge junior en attendant la reprise des activités dans la Ligue junior canadienne.

Bouchard a profité de la pause des derniers mois pour analyser sur vidéo les matchs des principaux espoirs de l’organisation, même ceux qui ne seront pas dans l’environnement du Rocket dans un avenir rapproché.

« Le terme ‟développement” sera encore plus important cette année, a-t-il confié à La Presse. Je suis excité de travailler avec les jeunes. En temps normal, j’aurais eu quelques jours au camp de développement et c’est tout. »

L’organisation ne fera pas de cadeaux, mais si les jeunes sont à la hauteur, ils joueront.

Joël Bouchard sur les principaux espoirs du Canadien

PHOTO PETER POWER, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Kaiden Guhle

Kaiden Guhle
Défenseur gaucher, 18 ans, choix de premier tour, 16e au total, en 2020

« Il s’est très bien comporté au Championnat du monde junior pour un jeune de 18 ans. Il a été robuste, il a une belle présence sur la glace, il fait les bons choix de jeux, c’est un gros bonhomme. Il pratique un style de jeu tellement méthodique, tout le monde va aimer jouer avec lui parce qu’il ne fera pas n’importe quoi. Je crois aussi en son potentiel offensif. Des gars efficaces comme lui vont être souvent sur la glace et ils vont ramasser leurs points sur de bons tirs au filet, des bons jeux de transition, un bon appui à l’attaque. Ce ne sont pas des points à la Erik Karlsson avec des jeux spectaculaires, mais des points obtenus grâce à beaucoup de bonnes décisions. »

Jan Mysak
Attaquant, 18 ans, choix de deuxième tour, 48e au total, en 2020

« Je le trouve intelligent et responsable. Il jouait pour un pays moins fort, la République tchèque, et parfois, tu peux prendre de mauvais plis quand tu n’as pas les meilleurs coéquipiers, mais il y avait toujours une intention derrière ses jeux. Ces jeunes-là ont parfois deux ou trois qualités dominantes et il faut améliorer le reste, mais il a déjà une bonne base. Il va sûrement jouer un peu à l’aile aussi avec nous. On doit leur apprendre à jouer un peu partout, comme Ryan Poehling l’an dernier, qui a joué à l’aile et qui a été rappelé comme ailier. Tu ne peux pas te menotter à une seule position. »

Ryan Poehling
Attaquant, 22 ans, choix de premier tour, 25e au total, en 2017

« Il est avec le Canadien [dans l’escouade volante] en ce moment. Si jamais il vient avec nous, on va continuer à le développer. Il a appris beaucoup l’année dernière. Ça n’a pas été facile. Mais il a une bonne écoute. C’est un bon joueur de hockey avec un certain potentiel, mais ce n’est pas un exceptionnel. Quand tu n’es pas un exceptionnel, tu ne domineras pas dans la Ligue américaine [13 points en 36 matchs à Laval l’an dernier]. Je ne dis pas qu’il a pensé que ça serait facile, il n’a pas agi comme ça. Mais la Ligue américaine est très exigeante. On pense que ces gars-là devraient avoir trois points par match. Son jeu à lui, c’est le jeu d’un bon pro, avec de bonnes habitudes de travail, un attaquant complet. »

Jesse Ylonen
Ailier droit, 21 ans, choix de deuxième tour, 35e au total, en 2018

« Il est arrivé blessé en fin de saison dernière, mais je le connais quand même un peu, j’ai joué avec son père [Juha Ylonen, en 2000-2001 avec les Coyotes de Phoenix]. C’est un jeune homme extraordinaire. Un garçon d’exception côté attitude, philosophie, réflexion. Il a une maturité impressionnante pour son âge. Ces gars-là, habituellement, vont aller au bout de leur potentiel ; ils se donnent les meilleures chances de jouer pro. Quand je l’appelais durant la COVID-19, on avait de bonnes discussions, il me disait qu’il allait bien, qu’il était chanceux, que d’autres avaient perdu leur emploi, leurs proches, qu’il avait de la sympathie pour ceux qui n’avaient pas ce qu’il avait en ce moment. En plus, c’est un bon patineur, il a un potentiel [7 points, dont 5 buts, en 21 matchs dans la Ligue d’élite de Finlande cette saison ; 22 points en 53 matchs la saison précédente]. Ce ne sont pas des chiffres exceptionnels à un jeune âge, mais ça ne veut pas dire qu’ils ne deviendront pas de gros joueurs de hockey. »

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Cole Caufield

Cole Caufield
Ailier droit, 20 ans, choix de premier tour, 15e au total, en 2019

« Il ne s’en vient pas avec moi, je vais le laisser faire ses affaires au collège [17 points en 14 matchs à Wisconsin, dans la NCAA], mais je le garde à l’œil. Il a progressé depuis un an. Mais il est encore en développement. Il n’a pas été repêché premier au total non plus et personne n’a mis d’objectifs en termes de temps. Il lance la rondelle, il sait se placer, il provoque des chances de compter. Le nombre de buts qu’il a marqués, c’est impressionnant. Pour l’avoir côtoyé, il a l’air d’un passionné du hockey. C’est sûr qu’il veut compter des buts, mais ça n’est pas un défaut de vouloir compter des buts ! Souvent, je dis aux gars : ‟Tu as fait tout le jeu, mais tu ne mets pas la cerise sur le sundae.” Lui, il veut ‟casher”. Il shoote le puck en tabarnouche ! Devenir un pro, ça prend du temps. Ça n’est pas rentré [les buts] au Championnat du monde junior, mais il a eu des chances. S’il avait marqué une couple de fois de plus, on aurait dit qu’il avait fait la job. Quand il va venir avec nous, mon job, ça sera de continuer à lui permettre d’amener de l’offensive et d’ajuster son jeu aux rangs professionnels. »

Cam Hillis
Centre, 20 ans, choix de troisième tour, 66e au total, en 2018

« Il a été blessé à un jeune âge. Il a eu beaucoup d’adversité. Mais il vient d’avoir une saison complète avec un rôle important. Ce n’est pas un gros bonhomme, mais c’est un passionné. Il faut que j’apprenne à le connaître. Les gars qui ont du succès sont ceux qui parviennent à trouver des solutions aux défis du hockey professionnel. Je peux le voir assez vite. Cale Fleury s’est ajusté assez rapidement. J’ai dit aux gars : ‟Vite, on le signe.” Il trouve des solutions. »

Josh Brook
Défenseur droitier, 21 ans, choix de deuxième tour, 56e au total, en 2017

« Ce n’est pas un joueur exceptionnel lui non plus, mais il a une super bonne attitude et il a bien fini l’année. Il a gagné en confiance, il a été bon dans la série de victoires des dix derniers matchs. C’est un jeune en développement comme Harvey-Pinard, Mysak, Teasdale, Ellis. C’est un choix de deuxième tour qui s’ajuste aux rangs professionnels. »