(Val D’or) Les camps d’entraînement des deux formations junior de l’Abitibi-Témiscamingue ont pris leur envol dimanche, avec l’accueil des joueurs.

Michel Ducas, Initiative de journalisme local La Presse canadienne

Autant les Huskies de Rouyn-Noranda que les Foreurs de Val-d’Or ont invité 34 joueurs à leur camp, le maximum permis par la Ligue junior majeure du Québec.

Camp d’entraînement accéléré

« C’est comme un camp d’entraînement accéléré, explique le directeur des opérations hockey chez les Foreurs, Pascal Daoust. Habituellement, on invite une cinquantaine de joueurs, qui proviennent de différentes ligues. On espère toujours une belle surprise, un joueur qui va saisir l’occasion de se faire valoir. Cette année, on ne pouvait pas inviter ce type de joueur. »

Chez les Huskies et chez les Foreurs, on a passé l’été à gérer la situation relative à la COVID-19.

« Comme bien d’autres endroits, il a fallu prendre des mesures sanitaires, indique le directeur des opérations hockey des Huskies, Gilles Bérubé. Ça va des flèches sur le plancher jusqu’à indiquer où il fallait placer les distributrices de désinfectant. Il y avait aussi tout l’aspect des familles de pension, qui devaient passer des tests médicaux écrits. »

« La plupart des DG ont tenté de faire du hockey pendant l’été, mais on a plutôt fait de la gestion sanitaire, renchérit l’homologue de Bérubé chez les Foreurs, Pascal Daoust. L’un de nos défis à tous, c’est qu’il faut vivre avec certaines règles, et qu’on soit d’accord ou pas, il faut les suivre. »

Payer le prix

L’expression « payer le prix », souvent utilisée par les entraîneurs au hockey, prend un sens différent dans le contexte actuel. « Toutes les organisations doivent payer le prix pour avoir une saison, précise Pascal Daoust. Autant les joueurs que le personnel hockey, les parents, que les familles des joueurs. »

Les Huskies comme les Foreurs ont toutefois eu droit à une permission spéciale : les parents des joueurs ont une section réservée, et peuvent assister aux entraînements et aux matchs intraéquipe.

Pour Gilles Bérubé, le nombre restreint de joueurs crée un problème pour les matchs intraéquipe. « Chaque équipe a 17 joueurs, ça veut dire beaucoup de temps de glace pour tout le monde », dit-il.

L’action ne tardera pas à commencer pour les deux équipes. Huskies et Foreurs croiseront le Sher-Wood dès demain (mardi), à Rouyn-Noranda, pour le premier de six matchs présaison entre les deux formations.

La saison débutera le 2 octobre prochain, alors que la ligue a reformé trois divisions de six équipes. Chaque formation disputera un calendrier de 60 matchs, exclusivement contre des équipes de sa division.

Les équipes québécoises disputeront leurs rencontres à huis clos, alors que les formations des Maritimes auront droit à un certain nombre de spectateurs, selon la grosseur de leur amphithéâtre.