Pendant que tout le monde ignore la date du retour à la vie normale et aussi la date du retour du hockey, Nick Suzuki fait ce qu’il peut pour garder la forme, et il se croise les doigts.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

« Je pense que tous les joueurs veulent qu’on puisse revenir pour finir la saison, a-t-il fait savoir mardi midi lors d’une conférence téléphonique. Les équipes s’attendent à ce que nous soyons capables de maintenir une bonne forme physique en attendant. C’est difficile d’y arriver sans avoir accès à une patinoire, mais il faut se comporter en professionnel et être prêt si jamais on reçoit le signal. »

PHOTO ANNE-MARIE SORVIN, USA TODAY SPORTS

Nick Suzuki stoppé par le gardien Jacob Markstrom, des Canucks de Vancouver le 17 décembre 2019 à Vancouver.

Ces jours-ci, Suzuki essaie, du mieux qu’il le peut, de garder la forme en premier, lui qui a choisi de rentrer à la maison familiale, à London en Ontario, afin de se tenir prêt pour la fin de la présente saison… ou le début de la prochaine, c’est selon.

41 points en 71 matchs

En 2019-20, le jeune attaquant du Canadien aura fait partie des rares de son club à connaître une bonne saison. Au moment de cette pause bien involontaire, le 12 mars, il avait une fiche de 41 points en 71 rencontres. Une belle récolte, sans doute inespérée, qui faisait de lui le cinquième marqueur du Canadien.

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Nick Suzuki et Calle Jarnkrok, des Predators de Nashville, glissent ensemble en cherchant des yeux la rondelle le 10 mars 2020 au Centre Bell. en 3e période.

Ce fut un peu plus difficile vers la fin, par contre. Au moment de la pause, Suzuki n’avait réussi à récolter qu’un seul point à ses neuf derniers matchs, et on avait un peu l’impression que le jeune homme avait frappé l’incontournable « mur » que frappent souvent, tôt ou tard, les joueurs de son âge.

« Il y a eu une petite disette à ce moment-là, admet-il. Mais je trouvais quand même que je jouais bien. Parfois, il arrive que l’on joue bien, mais que les résultats ne paraissent pas sur la feuille des statistiques. Je ne crois pas que j’étais fatigué ou bien que je jouais de manière différente. »

De toute manière, Nick Suziki n’a jamais été le genre à s’attarder à ses propres statistiques en premier. Au cours de la saison, il a maintes fois répété que ses objectifs visés sont en premier des objectifs d’équipe, et ce n’est pas la présente pause qui a changé quoi que ce soit à ce chapitre pour lui.

Je veux gagner la coupe Stanley. C’est évidemment l’objectif visé de tous les joueurs de cette ligue et j’en rêve depuis que je suis petit… Je veux être reconnu comme étant un gagnant et je crois avoir gagné partout où je suis passé au cours de ma carrière. Je veux démontrer cette qualité par mon jeu. Être un gagnant, à mon avis, c’est la meilleure qualité qu’un joueur puisse avoir.

Nick Suzuki

Très bonne saison de recrue

Il serait également possible de croire que l’attaquant de 20 ans aurait pu obtenir quelques votes à la course au trophée Calder, remis annuellement à la recrue de l’année.

En date de la pause, Nick Suzuki arrivait au sixième rang du classement des marqueurs parmi les recrues, derrière des noms aussi rayonnants que Quinn Hugues et Cale Makar.

« J’étais confiant déjà en arrivant au camp de l’équipe au mois de septembre, a-t-il ajouté. Je croyais que j’allais être capable de mériter de gravir les échelons, et j’ai essayé de profiter de toutes les occasions qui m’ont été offertes. »