(Calgary) Le scénario selon lequel les Flames de Calgary joueraient des matchs au Saddledome devant des gradins vides fait frémir Brad Treliving.

Donna Spencer
La Presse canadienne

Toutefois, le directeur général de l’équipe albertaine affirme que lui et les joueurs adopteraient pareille idée si elle permettait de compléter la saison 2019-2020, actuellement interrompue par la pandémie de COVID-19.

« On est là à ne rien faire et on a une saison à finir, a dit Treliving lors d’une vidéoconférence de presse jeudi. Peu importe la manière, la forme que ça prendra, il faut la terminer. »

« C’est difficile d’arriver dans un aréna et de penser qu’il n’y aura pas de spectateurs. Surtout pendant les éliminatoires ; l’atmosphère et l’énergie, c’est une grande partie de cette période de l’année. Ce serait très, très étrange et la seule raison de faire ça, ce serait d’y être obligé. »

Le business du sport exige le rassemblement de milliers de personnes.

Le virus qui a infecté plus de 2,1 millions de personnes, et en a tué plus de 141 000 dans le monde, a fait s’arrêter les ligues sportives et s’éteindre les réflecteurs des stades.

Dans quelles conditions jouer ces matchs, alors qu’on n’attend aucun vaccin avant encore plusieurs mois, représente la question de l’heure pour l’industrie du sport.

La LNH, la NBA, la NFL, le Baseball majeur, le tennis, le golf et les ligues de soccer partout au monde évaluent tous la possibilité de tenir des évènements sans spectateurs, pour satisfaire aux autorités de la santé publique.

Mais outre l’ambiance, zéro spectateur dans les gradins signifie aussi zéro revenu au guichet, au stationnement et dans les concessions.

« Du point de vue des affaires (...), c’est vraiment difficile, affirme Treliving. Les billets sont une part importante de nos revenus. »

La Ligue nationale de hockey a prolongé jusqu’au 30 avril le confinement des joueurs, entraîneurs et du personnel en général.

Quand la LNH a interrompu ses activités le 12 mars, les Flames étaient en position de se qualifier aux éliminatoires. Avec une fiche de 36-27-7, les Flames étaient au 3e rang de la section Pacifique, 4 points derrière les Oilers d’Edmonton.

La saison devait se terminer le 4 avril et les éliminatoires commencer quatre jours plus tard.

« Nous avons investi quelque 70 parties, a souligné Treliving. Allons jusqu’au bout. »

Si la LNH a le feu vert pour reprendre la saison, Treliving estime qu’un camp d’entraînement sera nécessaire.

« Ça va faire cinq, six semaines que les joueurs ne patinent pas, rappelle Treliving. Il faudra une forme de camp d’entraînement et du temps pour que les joueurs reprennent la forme, pour éviter une accumulation de blessures. »