Même si le Canadien connaît un début de saison supérieur aux attentes de bien des gens, le propriétaire Geoff Molson a mal digéré la défaite de samedi contre les Rangers de New York, après que l’équipe a pris une avance de 4-0.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

« Ce n’est pas le fun de voir un match comme celui de samedi parce que ça augmente le niveau de stress de tout le monde », a-t-il confié lundi midi en marge d’une visite dans une école primaire de Laval pour le lancement du programme scolaire « Le plaisir de lire avec le Rocket ».

« On aurait dû gagner ce match, a poursuivi le proprio devant un petit groupe de journalistes venus l’interviewer. L’année passée, on a raté les séries par un match. Chaque rencontre est importante. Oui, c’est décevant. Le plus important, c’est que l’équipe retrouve rapidement le bon chemin. Dans une saison, de plus en plus, chaque match est important, chaque période est importante. »

Malgré une séquence plus difficile depuis une semaine, le CH conserve une fiche de 11-6-5. Molson sent l’engouement des gens pour l’équipe. « Je vois des partisans fiers de leur jeune équipe, un club qui se donne la chance de gagner chaque soir. On bat de très bonnes équipes. Je n’ai aucun doute que le désir de bien jouer devant les partisans va continuer. »

« Je reste optimiste »

Mais les Maple Leafs de Toornto ont remporté deux matchs depuis le congédiement de Mike Babcock et le Lightning de Tampa Bay semble retrouver son élan de l’an passé. « Ce n’est pas facile pour nos partisans, dit-il. Mais on est en troisième place dans notre division. On est en avance sur les équipes qui tentent de nous rattraper. Ce n’est pas mauvais d’être dans cette position-là. Et on est à deux points de la deuxième place. Je reste optimiste. Je crois que l’équipe est capable. »

Il déplore la perte de Jonathan Drouin. « On ne veut jamais perdre un joueur de son calibre. L’absence d’un excellent joueur de hockey dans la formation fait mal. Toutes les équipes vivent néanmoins ce phénomène. Les Penguins sont privés de Sidney Crosby. »

Les transactions demeurent toujours une arme à double tranchant pour combler ces pertes.

C’est très difficile de prendre une décision à court terme pour régler un problème à court terme, parce que ça peut faire mal à long terme. Mais tous les DG se parlent au quotidien, alors on ne sait jamais.

Geoff Molson

Molson se fait tirer un peu l’oreille pour nommer sa plus grande surprise de la saison. « C’est rare que je parle d’un joueur plus que l’autre. Chacun collabore à sa façon. Mais un jeune joueur comme [Nick] Suzuki, d’entrer dans la formation comme il l’a fait et de performer aussi bien, c’est surprenant. On s’attendait à avoir un très bon joueur, mais pas aussi rapidement. Même chose pour [Cale] Fleury. Ça va très bien pour lui. Il y en a d’autres qui s’en viennent. »

Une rumeur fait état de la naissance d’un club de l’ECHL à Trois-Rivières. Le Rocket de Laval n’a pas de club-école et doit prêter certains de ses espoirs à d’autres organisations. Le gardien Michael McNiven, par exemple, a vu son temps d’utilisation limité au sein d’équipes de cette ligue malgré de brillantes performances récemment. Il est coincé derrière Cayden Primeau et Charlie Lindgren à Laval.

« On a entendu nous aussi les rumeurs [d’un club à Trois-Rivières], dit Geoff Molson. On surveille toutefois la situation de près. D’avoir nos joueurs proches de nous est important, mais on n’est pas impliqués en ce moment. Quand on a une chance de s’impliquer davantage au Québec, c’est important pour nous, et s’ils veulent discuter, on sera toujours à l’écoute. »

Agir dans la communauté

L’initiative de lundi midi à l’école Coursol de Laval était charmante. Trois joueurs du Rocket, Xavier Ouellet, Matthew Peca et Alexandre Alain, sont venus parler avec des enfants de première et deuxième année dans le gymnase de l’établissement scolaire de l’importance de la lecture pour eux. Ouellet et Alain ont continué à suivre des cours par correspondance même chez les professionnels. On y a aussi fait la promotion de la pratique du hockey, évidemment !

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Alexandre Alain signe un autographe à un jeune partisan.

« C’est notre troisième saison à Laval et un de nos piliers stratégiques, c’est la communauté, a expliqué Molson aux journalistes. C’est un exemple de jouer un rôle dans la communauté.

« Par l’entremise de la Fondation du Canadien de Montréal, on ouvrira une deuxième patinoire en janvier. Il commence à avoir moins de place à Montréal, alors on va ailleurs ! »