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L'avenir s'appelle Kotkaniemi et Poehling

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Ryan Poehling ne deviendra pas le prochain Auston Matthews. Ses statistiques dans la NCAA ne le suggèrent pas. Les comparaisons avec Mikko Koivu ou Ryan O'Reilly semblent plus justes.

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La performance exceptionnelle du jeune Ryan Poehling, samedi contre les Maple Leafs, permettra à la direction du Canadien et à plusieurs de ses fans de passer un été beaucoup plus agréable.

Le processus de réinitialisation était déjà bien amorcé, avec, entre autres, les performances de Jesperi Kotkaniemi cet hiver.  Poehling a donné une preuve tangible de son potentiel en marquant trois buts et en obtenant le but gagnant en fusillade.

Les fans, et même plusieurs analystes, ont souvent besoin de quelque chose de concret avant de se prononcer sur un espoir, malgré les accomplissements de celui-ci dans les circuits mineurs.

Poehling, 20 ans depuis janvier, ne deviendra pas le prochain Auston Matthews. Ses statistiques dans la NCAA ne le suggèrent pas. Mais les nombreux indices démontrent qu'il deviendra un solide centre, capable de produire offensivement, efficace défensivement, robuste, d'une énergie et d'une émotivité contagieuses.

À cet égard, les comparaisons avec Mikko Koivu ou Ryan O'Reilly semblent plus justes.

Rien, évidemment, ne le garantit. Mais le parcours d'un jeune joueur nous permet généralement de tracer un portrait assez clair de son potentiel.

Occuper un rôle central à 18, 19 ans, au sein de son équipe de la NCAA, St. Cloud State, demeure un autre indice des perspectives d'avenir pour un jeune joueur. Le jeune homme a obtenu 31 points en 36 matchs dans chacune de ses deux dernières saisons, souvent au centre de ses deux frères, Jack et Nick, des ailiers moins productifs.

Aussi, surtout, Poehling a été nommé le joueur par excellence au plus récent Championnat mondial junior. On ne reçoit pas ce titre par hasard et ses récipiendaires échouent rarement dans la LNH par la suite.

Il y a bien sûr des Jesse Puljujarvi, quatrième choix au total en 2016, récipiendaire du titre de joueur par excellence du tournoi cette même année, encore perdu à Edmonton à sa troisième saison professionnelle, pour nous rappeler qu'il y a des exceptions, mais parmi les autres gagnants ces dernières années, on note Thomas Chabot, Filip Forsberg, John Gibson, Evgeny Kuznetsov, Brayden Schenn, Jordan Eberle, John Tavares, Steve Mason et Carey Price.

Le Canadien aura une équipe de premier plan dans un an ou deux parce qu'il pourra compter sur Phillip Danault, Poehling et Jesperi Kotkaniemi au centre, avec le luxe de replacer Max Domi à l'aile, sa position naturelle, pour renforcer l'un des deux premiers trios.

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Plusieurs indices nous permettent de croire que Jesperi Kotkaniemi deviendra un centre de premier plan.

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Comme dans le cas de Poehling, plusieurs indices nous permettent de croire que Kotkaniemi deviendra un centre de premier plan.

Pour les fins de projection, il ne faut pas analyser le Kotkaniemi actuel, encore un peu frêle, toujours très jeune à 18 ans (18 mois de moins que Poehling), accablé par la fatigue en fin de saison, mais le Kotkaniemi de 2020, 2021.

Le jeune homme aura ajouté 15, 20 livres à sa charpente, sera plus puissant, plus confiant, plus expérimenté. Prenez Aleksander Barkov, des Panthers de la Floride. Seulement 24 points, dont huit buts, en 54 matchs à sa première saison dans la LNH, et 36 points en 71 matchs à sa seconde.

Son avenir était pourtant écrit dans le ciel. Il a amassé 96 points en 82 matchs cet hiver, à 23 ans, et constitue en plus l'un des meilleurs joueurs défensifs de la LNH.

À 18 ans, Anze Kopitar a obtenu seulement 20 points, dont huit buts, en 47 matchs... dans la Ligue d'élite de Suède. Il n'avait pas encore gagné en maturité physiquement.

Kotkaniemi a non seulement réussi à obtenir un poste à Montréal à un si jeune âge, mais il a aussi amassé 34 points.

Nick Suzuki vient d'obtenir 94 points en 59... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE) - image 3.0

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Nick Suzuki vient d'obtenir 94 points en 59 matchs dans la Ligue junior de l'Ontario.

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Ils ne sont pas seuls. Nick Suzuki, 19 ans, obtenu dans l'échange de Max Pacioretty, vient d'obtenir 94 points en 59 matchs dans la Ligue junior de l'Ontario. Il avait amassé 100 points en 64 matchs l'année précédente.

Suzuki peut toujours échouer dans sa tentative de devenir un joueur dominant dans la Ligue nationale, mais généralement, un garçon qui flirte avec les 100 points trois années de suite dans les rangs juniors est promis à un avenir intéressant. Le contraire est plus rare.

Brendan Gallagher n'était pas très connu du fan moyen à 18 ans. Mais trois saisons consécutives de 40 buts ou plus dans les rangs juniors, et sa sélection au sein de l'équipe canadienne pour le Championnat mondial junior alors qu'il constituait un modeste choix de cinquième ronde nous laissait entrevoir un avenir intéressant.

Un autre attaquant, Jesse Ylonen, un choix de deuxième ronde en 2018, l'année de Kotkaniemi, nous donne lui aussi les indices d'une progression sûre. À 19 ans seulement, Ylonen a obtenu 20 points à ses 28 derniers matchs dans la Ligue d'élite de Finlande, après en avoir amassé seulement sept à ses 25 premiers.

À titre de comparaison, jamais Michael McCarron ou Louis Leblanc n'ont produit dans les rangs juniors à un rythme qui pouvait nous laisser espérer une grande carrière dans la LNH.

Jacob De La Rose nous montrait les signes d'un joueur défensif au potentiel intéressant, mais jamais ses statistiques dans la Ligue d'élite suédoise ou dans la Ligue américaine nous suggérait l'arrivée d'un joueur offensif, contrairement aux Poehling, Kotkaniemi, Suzuki ou Ylonen.

Au nombre de joueurs repêchés ces deux dernières années, il faudra voir si un Allan McShane, Cole Fonstad, Brett Stapley, Joni Ikonen ou Cam Hillis ne sortira pas du lot.

Les espoirs du CH ne rejoindront pas un vieux groupe d'attaquants. Max Domi a 23 ans, Jonathan Drouin 24 ans, Phillip Danault 26 ans, Brendan Gallagher 26 ans, Tomas Tatar 28 ans, Andrew Shaw 27 ans, Joel Armia 25 ans et Artturi Lehkonen 23 ans.

La situation est un peu plus complexe en défense. Shea Weber jouait-il blessé en fin de saison? On l'espère, parce que sinon, ses performances dans le dernier droit indiqueraient une régression importante, surtout au plan de la mobilité.

Voir les performances de Weber décliner sérieusement au cours des prochaines années ne serait pas idéal dans un contexte de croissance du reste des effectifs, d'autant plus que Weber a un leadership important à assurer.

Toujours du côté droit, Jeff Petry vient de connaître une autre saison satisfaisante, et flirté avec les 50 points pour la première fois de sa carrière (46 points). Il a encore quelques bonnes saisons dans le corps.

Les jeunes candidats à droite ne manquent pas pour le dernier poste disponible: Noah Juulsen, Josh Brook, 75 points en 59 matchs à sa dernière année junior, et Cale Fleury, surprenant d'efficacité à sa première année pro à Laval.

Dans un tel contexte, il serait surprenant de voir Christian Folin, joueur autonome sans compensation à compter du 1er juillet, revenir dans l'organisation malgré de bons services rendus.

Le côté gauche de la défense reste à rebâtir. Victor Mete a montré une belle progression après son passage dans les mineures cet automne, et Brett Kulak a assuré dans des moments importants, mais le Canadien doit compter sur un défenseur gaucher de premier plan pour compléter son top 4 et replacer Kulak dans une position plus adaptée à ses capacités au sein de la troisième paire.

Mais l'espoir Alexander Romanov ne fera pas le saut en Amérique du Nord avant la saison 2020-2021 en raison de ses obligations contractuelles avec le CSKA Moscou.

Parlant de Romanov, plusieurs indices nous démontrent qu'il pourra lui aussi connaître une belle carrière dans la LNH. Non seulement a-t-il réussi à mériter un poste avec le CSKA à seulement 18 ans, un fait rare pour un défenseur au sein de cette organisation aussi prestigieuse, mais il a été nommé le défenseur par excellence au Championnat mondial junior.

Dans une perspective à long terme, le Canadien pourra peut-être aussi dénicher un défenseur gaucher au repêchage avec le 15e choix, une position somme toute favorable.

Les Golden Knights de Vegas ont déniché le jeune surdoué Erik Brannstrom à cette 15e place en 2017. Jakob Chychrun a été repêché au 16e rang en 2016, Thomas Chabot au 18e rang en 2015 et Travis Sanheim au 17e rang en 2014.

En attendant, il n'y a pas mille solutions. Le marché des joueurs autonomes n'offre pas grand-chose, sinon peut-être Jake Gardiner. Peut-être Alexander Edler, mais celui-ci constituerait une solution temporaire alors qu'il faudrait le mettre sous contrat à long terme.

Marc Bergevin devra plutôt manoeuvrer habilement et profiter de son surplus de jeunes attaquants de talent pour attirer un défenseur gaucher de premier plan.

Le Canadien ne deviendra pas une équipe dominante tant qu'il n'aura pas trouvé ce défenseur gaucher de premier plan.

Pour le reste, il faudrait être vraiment pessimiste de nature pour ne pas réaliser que le meilleur est à venir pour le CH.

À LIRE 

Quelles sont les six choses importantes à accomplir pour Marc Bergevin au cours de la saison morte? Guillaume Lefrançois nous offre sa perspective.




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