À quoi ressemblera cette saison 2019-2020 pour le Canadien ? Nos experts se prononcent.

La Presse

1. Où se rendra le Canadien (séries/rang) ?

Mathias Brunet:
Le Canadien a une équipe supérieure à celle de l’an dernier et coiffera Toronto ou Boston au troisième rang dans sa division, avant de s’incliner devant le Lightning au premier tour.

Richard Labbé:
Pour la quatrième fois en cinq saisons, le Canadien ne sera pas des séries. Un peu comme la saison dernière, le club sera compétitif… mais finira par manquer de temps, pour terminer au cinquième rang de sa division.

Guillaume Lefrançois:
Pour la troisième saison de suite, le Canadien sera exclu des séries. Comme l’an passé, l’équipe sera dans la lutte jusqu’à la fin. Mais la division Atlantique compte trop de grosses pointures.

Alexandre Pratt:
Les séries ? Un gros défi. Carey Price devra rester en santé toute la saison. Je vois le Canadien au 5e rang de sa division, entre les 8e et 10e rangs de l’Association.

Jean-François Tremblay:
Ne participera pas aux séries, 5e de la division Atlantique. Le Canadien terminera derrière les Bruins, les Maple Leafs, le Lightning et une version revue des Panthers dans sa division. Il ratera les séries de quelques points seulement.

2. Qui causera la surprise ?

Mathias Brunet:
Jesperi Kotkaniemi. Le jeune homme de 19 ans augmentera son niveau de jeu et amassera une cinquantaine de points.

Richard Labbé:
Jonathan Drouin. Ils sont plusieurs à avoir déjà abandonné dans le cas du jeune attaquant québécois, mais la saison qui s’en vient sera déterminante pour lui, et il le sait. Je m’attends à une saison de 60 points de sa part.

Guillaume Lefrançois:
Jordan Weal. Claude Julien le voit dans sa soupe et lui donne du temps en avantage numérique. Et s’il en profitait pour s’établir comme joueur de troisième trio ?

Alexandre Pratt:
Ryan Poehling. Il fait déjà partie des neuf meilleurs attaquants de l’équipe. Ce n’est qu’une question de semaines avant qu’il ne reste définitivement à Montréal.

Jean-François Tremblay:
Victor Mete. Il aura sa place avec Shea Weber, son coup de patin est au-dessus de la moyenne et son tir se sera amélioré. Il ne sera pas Torey Krug, mais il ne sera plus l’ancien Victor Mete.

3. La déception de la saison ?

Mathias Brunet:
Keith Kinkaid. Il ne deviendra pas l’auxiliaire rêvé. Il a connu une saison difficile l’an dernier avec les Devils, ne l’oublions pas.

Richard Labbé:
Shea Weber. Tout le monde s’attend à un retour en force de la part de ce fier vétéran, mais on oublie qu’il avait démontré des signes de ralentissement la saison dernière. Il est fort hasardeux de continuer de voir en lui un joueur capable de 25 minutes de qualité tous les soirs.

Guillaume Lefrançois:
Max Domi. Il a placé la barre très haut avec une saison de 72 points. Il l’a fait avec Andrew Shaw comme compagnon de trio le plus régulier. Le départ du 65 lui fera mal.

Alexandre Pratt:
Victor Mete. Il n’a pas la progression souhaitée. Potentiel limité. Brett Kulak pourrait le dépasser dans la hiérarchie.

Jean-François Tremblay:
Paul Byron. Il glissera peu à peu dans la formation avec l’arrivée de sang neuf, jusqu’à ne plus être essentiel. Il restera toutefois un leader dans le vestiaire et un gentleman.

4. Quel espoir jouera le plus de matchs ?

Mathias Brunet:
Ryan Poehling. Poehling est à l’aise à l’aile comme au centre, contrairement à Nick Suzuki, et son style se prête à du jeu plus défensif.

Richard Labbé:
Nick Suzuki. Il y a une place toute prête pour lui à l’aile droite. C’est à lui de la saisir, et la direction du club va lui donner toutes les chances de se faire valoir.

Guillaume Lefrançois:
Ryan Poehling. Le poste de centre du quatrième trio semble fait sur mesure pour lui cette saison, même s’il passera sans doute quelques semaines à Laval.

Alexandre Pratt:
Ryan Poehling. S’il continue à jouer de la sorte, on le verra rapidement sur un des trois premiers trios de l’équipe.

Jean-François Tremblay:
Ryan Poehling. Les deux autres finalistes dans la catégorie sont soit trop campés dans un seul rôle (Nick Suzuki), soit encore en développement (Josh Brook). Ryan Poehling est prêt et polyvalent.

5. Quel joueur sera échangé en premier ?

Mathias Brunet:
Jonathan Drouin. Il soulèvera encore l’ire de son entraîneur par ses choix de jeu douteux aux moments inopportuns. S’il permet à Marc Bergevin d’obtenir un solide défenseur ou un attaquant droitier, pourquoi pas ?

Richard Labbé:
Karl Alzner. De monstrueux contrats qui déménagent, ça arrive. En cours de saison, il va bien y avoir une équipe qui voudra de ce sympathique défenseur comme réserviste quelque part.

Guillaume Lefrançois:
Charles Hudon. Claude Julien semble avoir un préjugé favorable pour plusieurs autres attaquants. Marc Bergevin ne risquera pas de le perdre pour rien au ballottage.

Alexandre Pratt:
Charles Hudon. Même s’il y avait des blessés, je ne vois pas de débouchés pour lui sur l’un des trois premiers trios.

Jean-François Tremblay:
Charles Hudon. Il ne reprendra pas son rôle d’il y a deux ans et il ne voudra pas retourner dans la Ligue américaine. Il sortira de ce cul-de-sac dans une transaction mineure, ou grâce au ballottage.

6. Qui sera le joueur le plus utile ?

Mathias Brunet:
Carey Price. Non seulement sera-t-il le meilleur chez le Canadien, mais il remportera le trophée Vézina.

Richard Labbé:
Max Domi. Il est en audition pour son prochain contrat, et en plus, Domi va vouloir prouver à un peu tout le monde que sa saison de 72 points en 2018-2019 n’était pas que l’effet de la chance.

Guillaume Lefrançois:
Carey Price. S’il évite de reproduire son départ catastrophique de l’automne 2018, il sera le meilleur joueur de son équipe.

Alexandre Pratt:
Carey Price. C’est lui qui fera la différence entre une participation aux séries ou une élimination hâtive.

Jean-François Tremblay:
Jeff Petry. Pas selon la définition classique. Carey Price, Brendan Gallagher et Max Domi seront plus « utiles ». Mais Jeff Petry aura encore plus de responsabilités, et il saura y faire honneur.