(St. Louis) Bien sûr, quand les Bruins de Boston ont mis la main sur Charlie Coyle en février, avant la date limite des transactions, c’était en espérant pouvoir obtenir des résultats immédiats. Mais on peut présumer que jamais au grand jamais la direction des Bruins n’aurait pu prévoir un tel dénouement.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

Et pourtant… Avec ses huit buts ce printemps, Coyle a le même total que David Pastrnak et Brad Marchand depuis le début des séries. Avec ses 15 points, il est le cinquième marqueur des Bruins depuis le début du calendrier éliminatoire.

Il faut bien sûr se garder une petite gêne avant de conclure que les Bruins ont eu le meilleur sur le Wild du Minnesota dans cette transaction; l’espoir Ryan Donato, que les Bruins ont cédé (en plus de ce qui sera un choix de quatrième tour au prochain repêchage) n’a même pas une saison complète d’expérience dans la LNH à son actif.

Mais en attendant, les Bruins, qui avaient besoin d’un centre de troisième trio, paraissent assez bien.

«Notre système de jeu est différent de celui du Wild, alors Charlie a eu besoin d’un peu de temps pour faire sa place avec nous, a expliqué l’entraîneur-chef Bruce Cassidy. Mais à partir du moment où il s’est mis à trouver son rythme, il a été un élément important pour notre attaque, et il cadre très bien avec nous.»

Retour à la maison

Il y a aussi que Coyle, 27 ans, est un gars de la place; il a grandi dans la région de Boston, et la transaction de février s’est avérée comme un retour à la maison pour lui, après sept saisons au Minnesota. Il avait auparavant été repêché en 2010 par les Sharks de San Jose, qui l’avaient choisi au premier tour, avec le 28e choix au total.

«Il avait joué au centre et à l’aile, et quand nous avons eu à composer avec des blessures, on l’a placé à l’aile droite, a ajouté Cassidy. Il s’est très bien adapté.»

Tout ça n’est pas si mal pour un type qui n’a jamais marqué plus de 21 buts dans une saison, et qui ne faisait plus partie des plans depuis déjà un bon moment au Minnesota. On raconte d’ailleurs que le Wild avait eu quelques discussions avec la direction du Canadien à son sujet… mais cela n’est jamais allé plus loin.

Au grand bonheur des Bruins, de toute évidence.