Jason Pominville a été associé aux Sabres de Buffalo durant plus d'une décennie. Il était même leur capitaine avant d'être échangé au Wild du Minnesota à la date limite des transactions, le printemps dernier. Un peu comme l'ancien entraîneur-chef Lindy Ruff, il faisait partie des meubles à Buffalo.

Mis à jour le 1er nov. 2013
Marc Antoine Godin LA PRESSE

Le désarroi dans lequel se retrouve son ancienne formation ne le laisse pas indifférent.

«C'est plate pour les gars que je connais», admet l'athlète de Repentigny, qui vient de signer une prolongation de contrat de cinq ans et 28 millions avec le Wild.

«Plusieurs jeunes là-bas obtiennent une chance, mais c'est plus dur pour les vétérans qui voient l'organisation passer en mode reconstruction. Avec le recul, je réalise que je suis chanceux d'être sorti de là à temps et d'avoir pu m'installer ailleurs.»

Thomas Vanek, un compagnon de longue date de Pominville à Buffalo, a été échangé aux Islanders de New York en début de semaine et est censé devenir joueur autonome le 1er juillet prochain.

Des rumeurs persistent selon lesquelles Vanek n'a qu'une destination en tête pour la saison prochaine: le Minnesota.

«Tous les jours, il y a quelqu'un qui me demande si Thomas s'en vient ici, raconte Pominville en riant. C'est sûr que le Minnesota est un bon fit pour lui. Il a une maison ici, il a joué à l'université ici...»

Après la dépense, la défense!

Visiblement, le Wild devra allonger d'autres millions devant des joueurs comme Vanek s'il souhaite se doter d'une bonne machine offensive.

Car même si le propriétaire Craig Leipold a déjà dépensé une fortune pour attirer Zach Parise et Ryan Suter au Minnesota, s'il a absorbé le contrat de Dany Heatley et prolongé ceux de Mikko Koivu et, tout récemment, de Pominville, le Wild peine à marquer des buts.

Il est forcé de se fier à une défensive des plus étanches pour parvenir à ses fins. Le Wild ne concède en moyenne que 23,4 lancers par match, soit le plus petit nombre dans toute la LNH.

«Défensivement, on n'a pas grand-chose à se reprocher», convient Pominville, qui mène son équipe avec 7 buts en 13 matchs.

«On a souvent la rondelle, ce qui est la plus grosse différence par rapport à l'an passé. Mais même si l'on a un bon temps de possession, il faut que ça nous mène à plus de buts à forces égales. Il y a eu une séquence où l'on avait beaucoup de difficulté à marquer à cinq contre cinq. Quand on tire de l'arrière par un but, on ne peut pas toujours se fier à l'avantage numérique pour égaler la marque...»

Une compétition féroce

Le Wild a un gros défi à relever cette saison, celui de se tailler une place en séries en dépit d'une division particulièrement forte.

«Ce sont toutes de bonnes équipes, constate l'attaquant québécois. Le Colorado connaît un excellent début de saison, Chicago et St. Louis sont des puissances de la ligue, Nashville est toujours un club difficile à affronter en raison de son jeu fermé, et je suis sûr que le changement d'entraîneur à Dallas va apporter de bonnes choses aux Stars.

«Ça va être un défi pour nous, mais pour les autres équipes aussi.»

Et c'est sans compter que le nouveau format des séries assure une place aux trois meilleures équipes de chaque division, et que les deux places restantes vont aux deux formations affichant le meilleur dossier, peu importe leur section.

Nous sommes encore tôt en saison, mais la tenue des équipes de la division Pacifique risque de ne pas faciliter les choses pour le Wild...