Hockey Canada a dévoilé jeudi l'identité des 27 joueuses qui tenteront de mériter une place sur l'équipe nationale féminine qui prendra part aux Jeux olympiques de Sotchi. La formation sera centralisée à Calgary à compter du mois d'août pour une saison pratiquement complètement de préparation.

Michel Marois LA PRESSE

Six Québécoises sont du groupe, la gardienne Charline Labonté, les défenseures Lauriane Rougeau et Catherine Ward, les attaquantes Mélodie Daoust, Caroline Ouellette et Marie-Philip Poulin. Seule Daoust n'était pas de l'équipe qui a obtenu la médaille d'argent des derniers Mondiaux de hockey féminin, au début du mois, à Ottawa. Une autre Québécoise, Sarah Vaillancourt, était aux Mondiaux, mais elle a annoncé sa retraite la semaine dernière.

En fait, seulement cinq néophytes ont été invitées et pas moins de 13 médaillées d'or des Jeux de Vancouver, il y a trois ans, sont de la sélection. La direction de l'équipe féminine a donc opté pour la continuité, même si certains s'attendaient à un renouvellement plus important des effectifs après la défaite en finale des mondiaux face à une jeune équipe américaine.

«Nous avons un groupe de joueuses très talentueuses avec un bon mélange de jeunes et de vétérans, a insisté l'entraîneur-chef Dan Church. À nous de travailler fort pour former la meilleure équipe possible à Sotchi.»

Comme lors des derniers Jeux, Hockey Canada a opté pour un camp centralisé. Après un premier rendez-vous d'évaluation, à la fin mai, les 27 joueuses reviendront s'installer à Calgary au mois d'août pour un camp d'entraînement intensif et une série de matchs préparatoires.

L'équipe nationale féminine prendra ainsi part à la Coupe des 4 nations, en novembre à Lake Placid, à une série de matchs contre les États-Unis et à près de 30 matchs contre des équipes masculines midgets AAA de l'Alberta.

La sélection définitive des 22 ou 23 joueuses qui iront à Sotchi devrait être annoncée avant la fin de décembre, mais toutes les joueuses savent déjà qu'elles devront faire l'impasse sur la saison 2013-2014 avec leurs équipes habituelles.

Marie-Philip Poulin, qui prendra une année sabbatique de ses études à Boston University, a résumé le sentiment général en rappelant qu'au hockey féminin, rien n'est plus important que de représenter son pays aux Jeux olympiques.