Toute bonne chose a une fin, mais le Canadien aurait assurément préféré terminer sa séquence de cinq victoires de façon plus élégante.

Marc Antoine Godin LA PRESSE

Il a laissé filer une avance de deux buts sur les Islanders de New York et s'est finalement incliné 4-3 en prolongation. John Tavares, avec sa deuxième aide du match, a permis à l'ancien espoir Thomas Hickey de savourer son premier but dans la LNH.

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«C'est un effondrement complet de notre équipe», a lâché Mac Pacioretty qui, en dépit de ses troisième et quatrième buts en trois matchs, n'a pas hésité à se responsabiliser pour ce revers.

«Je me sentais mieux quand je ne marquais pas et qu'on gagnait des matchs, a-t-il ajouté. C'est dommage qu'on ait laissé Carey seul à lui-même ce soir, mais c'était à nous de nous imposer. Moi le premier.

«Quand ils ont vu l'opportunité qu'on leur donnait, ils ont sauté dessus. C'est gênant de gaspiller une avance de la sorte en délaissant autant notre plan de match.»

Ça aura vraiment été un match en deux temps. Le Tricolore est sorti tout feu tout flamme en première période, prenant une avance de deux buts et malmenant les Islanders 14-3 aux lancers.

Puis, comme s'il roulait sur de la glace noire, il a graduellement levé le pied en deuxième période. Si le CH voulait conserver ses énergies, ça a été raté, car il ne restait plus rien dans le réservoir au dernier tiers.

«On a senti que ce serait un match facile et on s'est laissé aller, a admis Francis Bouillon. Puis, deux punitions nous ont coûté deux gros buts et durant la deuxième moitié du match, les Islanders étaient plus forts et étaient premiers sur la rondelle.»

L'avantage numérique a tranché

Malgré ce revers, Michel Therrien pourra au moins se réjouir de voir le duo Pacioretty-Desharnais se manifester en attaque. Le centre québécois a sans doute disputé son meilleur match de la saison... jusqu'à ce qu'il écope d'une punition en fin de deuxième.

Matt Moulson a alors fait mouche pour la deuxième fois de la soirée, illustrant une fois de plus les dommages que peut causer l'attaque massive des Islanders. Moulson, John Tavares et Brad Boyes ont généré l'essentiel de l'attaque de leur équipe, récoltant à eux trois 13 des 25 lancers.

Le jeu de puissance du Tricolore, en revanche, a peut-être secoué une léthargie de 0 en 15, mais n'a pas été opportuniste en fin de match. Deux infractions successives aux visiteurs auraient pu faire pencher la balance.

«L'attaque massive n'a pas été à la hauteur en troisième, a admis Pacioretty. Quand l'entraîneur prend son temps d'arrêt pour te permettre de récupérer, tu dois répondre à l'appel.»