Le Canadien a peut-être perdu le match, mais les partisans en ont eu pour leur argent. La différence pour les Capitals aura été le talent d'Alexander Ovechkin qui a marqué deux fois à l'aide de son lance-roquette.

Pierre Ladouceur LA PRESSE

On dira avec justesse que Semyon Varlomov a également contribué largement à la victoire des siens. Mais c'est le lot d'une équipe talentueuse de pouvoir tirer les marrons du feu sans pour autant jouer à son maximum. Le Canadien, lui, a joué avec l'énergie du désespoir. Il aura suffi d'un petit relâchement en fin de deuxième période pour sonner le réveil des visiteurs.

Le jeu de puissance

Il y a des bonnes et des mauvaises punitions. Or, on parle rarement d'une bonne punition en zone offensive où Tomas Plekanec et Andrei Kostitsyn ont retenu l'attention des arbitres en première période. D'accord, Plekanec voulait envoyer un message à Mike Green dès le début de la rencontre. Mais l'infraction d'Andrei K. a permis aux Capitals de mettre un terme à leur disette de 0 en 15 sur le jeu de puissance depuis le début de la série. Le but a été signé par Ovechkin sur un tir parfait. Le Canadien a pu corriger la situation grâce à Michael Cammalleri qui a tout d'abord gagné une mise en jeu en zone offensive, un exploit rare pour un joueur du Canadien dans cette série, pour ensuite gagner sa bataille pour une rondelle aux dépens de Green dans l'enclave. Dans l'ensemble, les joueurs du Canadien ont travaillé avec intensité dans cet engagement, mais on n'a pas aimé la fin de période alors que le gros trio des Capitals a dominé la ligne de Travis Moen, Dominic Moore et Maxim Lapierre.

Les unités spéciales

Le Canadien a été la meilleure équipe à forces égales en période médiane, mais le gardien Varlamov a effacé cet avantage avec des arrêts brillants. Et, le Canadien méritait un meilleur sort qu'un pointage de 2-2 après 40 minutes. Tout d'abord, le Canadien a pris une avance de 2-1 sur son jeu de puissance. Scott Gomez qui a gagné seulement 4 de ses 16 premières mises en jeu a remporté celle qui a mené au but de Brian Gionta. Après un échange entre les deux pointeurs, Andrei Markov et Marc-André Bergeron, le tir de Markov a raté la cible, mais Gionta, bien posté dans la zone payante, a pu profiter du retour rapide de la bande. En fin de période, le Canadien jouissait d'un autre jeu de puissance. Mais Roman Hamrlik a été mou en deux occasions, jouant comme s'il voulait retourner au vestiaire avec une avance de 2-1. Les Capitals, eux, n'avaient pas fermé les moteurs. Or, la mollesse d'Hamrlik a valu une descente en surnombre à Eric Fehr et Knuble, ce dernier en a profité pour égaler la marque à 19 :53.

Le facteur numéro 8

Le talent refait toujours surface et c'est ce qui s'est produit en troisième période alors que les Capitals ont confirmé leur troisième victoire de cette série. Ovechkin a profité d'une belle entrée en zone offensive d'Alexander Semin pour nouer les patins de Gill et ensuite déjouer Price avec un tir précis et puissant. Puis, Jason Chimera a ajouté le but d'assurance à la suite d'une belle pièce de jeu de Matt Bradley qui connaissait une soirée difficile.

LE JEU DU MATCH : Eric Fehr-Mike Knuble

À la suite de la mollesse de Roman Hamrlik, ce duo des Capitals a égalé la marque en fin de deuxième période. La passe de Fehr était à point et Knuble a eu e mérite de compléter la manoeuvre.

LE HÉROS DU MATCH : Alexander Ovechkin

Avec ses deux buts, il a fait la différence pour son équipe même s'il a été limité à trois lancers.

LE CHIFFRE DU MATCH : 6

Le Canadien a maintenant perdu ses six derniers matches des séries à Montréal face à Washington, Boston et Philadelphie.