Guillaume Latendresse était l'un des huit joueurs du Canadien à participer à l'exercice matinal, samedi matin. C'était la troisième fois qu'il chaussait les patins, mais la première qu'il le faisait en groupe.

Mis à jour le 28 févr. 2009
Marc-Antoine Godin LA PRESSE

«Juste le fait de sauter sur la glace fait du bien, même si je ne suis pas encore en mesure de faire de lancers frappés», a mentionné Latendresse, qui termine sa quatrième semaine d'absence en raison d'une blessure à l'épaule.

«Je suis satisfait de mon évolution. Je note surtout de gros progrès depuis une semaine.» Latendresse n'a certainement pas pris de poids durant sa convalescence. Au contraire, il semble en avoir perdu.

«Sous la supervision de Scott Livingston, il faut vraiment que tu manges mal pour prendre du poids. J'ai fait le Tour de France sur le vélo stationnaire!» L'attaquant québécois regrette d'avoir vu Steve Bégin quitter le Canadien, mais s'est dit content pour lui.

«Ça me fait de la peine de le voir partir. C'était mon compagnon de chambre à mon arrivée dans la ligue. Si j'avais des conseils à demander, c'est toujours lui que j'allais voir, surtout que Francis Bouillon était blessé à l'époque», a raconté Latendresse.

«Mais je pense que c'est ce dont sa carrière avait besoin. Il avait donné tout ce qu'il pouvait à Montréal.»

Mieux protéger ses arrières

Alors que le Canadien se préparait à affronter les Sharks de San Jose, une puissance offensive dotée du deuxième jeu de puissance de la Ligue nationale, Guy Carbonneau a appelé certains de ses défenseurs à afficher plus de stabilité.

Andrei Markov a retrouvé tout son aplomb depuis qu'il est jumelé à Mathieu Schneider. Mais la paire formée de Roman Hamrlik et Mike Komisarek connaît des ennuis à la ligne bleue. Revirements, sorties de zone laborieuses, confusion autour de leur filet... Les deux hommes ont déjà mieux paru que lors du match de vendredi face aux Flyers.

«Hamrlik est un gars qui a beaucoup d'expérience et l'on se fie sur lui pour apporter de la stabilité à notre défensive, a indiqué Guy Carbonneau.

«Contre les Flyers, Komisarek et lui ont surtout éprouvé des difficultés dans les 10 premières minutes. On dirait qu'ils avaient de la difficulté au rythme du match. Ils faisaient les jeux, mais prenaient trop de temps pour réagir.

«Ils ont peut-être connu un match difficile, mais ce sont des joueurs de caractère et l'on espère qu'ils vont se ressaisir.»