Chassez le naturel et il revient au galop ! Après quelques bonnes périodes en défensives, le Canadien s'est effondré en troisième période. Et, dans la tourmente, même l'entraîneur a perdu le contrôle puisqu'il a terminé la rencontre avec son trio défensif sur la patinoire, celui de Maxim Lapierre, Tom Kostopoulos et Gregory Stewart. D'ailleurs, que faisait ce trio sur la patinoire après le but de Mathieu Schneider en période médiane alors que le Canadien continuait à jouir d'un jeu de puissance ?

Mis à jour le 19 févr. 2009
Pierre Ladouceur LA PRESSE

Sous le signe de la prudence

Pourtant, les deux équipes ont réussi à nous surprendre en première période. On s'attendait à voir deux formations avec la rage au coeur et on a eu droit à deux clubs prudents. Les Penguins disputaient en effet un premier match à domicile sous les ordres de Dan Bylsma tandis que le Canadien en était à une deuxième rencontre sans Alex Kovalev. Le survoltage du geste posé par Bob Gainey aura donc été de courte durée puisque le Canadien a dirigé seulement trois tirs sur Marc-André Fleury lors de ce premier engagement et il a obtenu sa seule chance de marquer lorsque Chris Higgins a lancé la rondelle sur le poteau. On doit toutefois admettre que le Canadien, même s'il n'a pas démontré beaucoup d'intensité en attaque, n'a pas accordé beaucoup d'occasions de marquer à ses adversaires. Et, le but de Petr Sykora aurait facilement pu être évité si Carey Price n'avait pas remis la rondelle devant lui.

Encore le jeu de puissance

Quand une équipe joue bien défensivement, elle a toujours une chance de gagner, surtout si le jeu de puissance est productif. Or, l'addition de Mathieu Schneider a redonné vie à l'attaque massive du Canadien qui en était à un quatrième but en deux matches lorsque Schneider a décoché un tir parfait. D'accord, il s'agissait d'un avantage de deux hommes en période médiane. Mais Schneider a réussi un bon tir sur réception, quelque chose qu'on n'avait pas vu depuis le début de la saison de la pointe droite. D'autre part, ce but n'aurait jamais été possible si Saku Koivu n'avait pas gagné la mise en jeu. Et, dans cette période médiane, il y a un jeu qui a eu une incidence sur la rencontre. Higgins en effet lancé sur le poteau pour une deuxième fois dans le match et sur la contre-attaque Miroslav Satan a bénéficié du talent de Malkin.

Au diable la défense

Puis, dès le début de l'engagement, le Canadien a oublié sa discipline défensive et il a accordé quelques attaques en surnombre qui ont valu des buts rapides à Malkin et Maxim Talbot. Heureusement les Penguins sont vulnérables en défensive et leurs lacunes sont ressorties alors que le Canadien a été en mesure de remonter la pente. Mais à ce moment-là, Sergei Gonchar a donné la victoire aux siens à l'aide d'un bon tir. On dira toutefois avec justesse que Price n'a jamais fait le gros arrêt.