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Maurice dirige les Hurricanes sans penser trop loin

Paul Maurice... (Photo: AP)

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Paul Maurice

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François Gagnon
La Presse

(Raleigh) Paul Maurice était au volant de sa voiture lorsque Jim Rutherford l'a joint pour lui demander s'il était en mesure de se rendre en Caroline sur-le-champ.

Sa réponse a été non.

Le directeur général des Hurricanes lui a ensuite demandé s'il pourrait y être le lendemain matin. «J'ai alors répondu oui», confirme en riant Paul Maurice qui, juste comme ça, redevenait entraîneur-chef des Hurricanes le 3 décembre dernier.

Deux jours plus tard, il dirigeait son premier match derrière le banc de l'équipe qui l'avait chassé après seulement 30 rencontres en 2003-2004.

Pourquoi faire ainsi confiance à un patron qui l'avait trahi il y a cinq ans à peine?

«Quand Jim m'a congédié, il m'a assuré qu'il ne remettait pas en question mes compétences, mais qu'après sept ans et quelques mois, le temps était venu de procéder à un changement. Le fait qu'il ait décidé de me faire à nouveau confiance démontre qu'il était sincère il y a cinq ans», a expliqué Maurice lorsque joint par La Presse hier midi.

Peut-être.

Mais en annonçant son embauche, Jim Rutherford a aussi confirmé l'entrée en scène de Ron Francis à titre d'adjoint.

Francis est encore aujourd'hui la pierre d'assise des Hurricanes et des Whalers de Hartford, leur ancêtre. De nombreux observateurs ont aussitôt interprété l'embauche de Paul Maurice comme celle d'un tuteur. Un tuteur appelé à préparer la relève. Sa propre relève...

«J'ai été embauché pour relancer les Hurricanes. Je m'y consacre sans relâche depuis deux semaines. Mais si Jim a en tête de me remplacer par Ronnie Francis une fois qu'il sera prêt, je me plierai à cette décision. Lorsque je suis revenu au bureau le 3 décembre, j'ai retrouvé des gars que j'avais dirigés ou avec qui j'avais dirigé. J'ai cette organisation à coeur. De toute évidence, elle tenait à moi aussi. Alors lorsque viendra le temps de prendre de nouvelles décisions, c'est le bien de l'organisation qui primera. Et je suis très à l'aise avec ça. Pour l'instant, une chose me préoccupe, une seule, la relance de cette équipe», a assuré Maurice.

Troisième chance

Paul Maurice a amorcé sa carrière à titre d'entraîneur-adjoint à Hartford en 1995.

L'année suivante, il héritait du poste d'entraîneur-chef, poste qu'il a occupé durant sept saisons et 30 matchs.

Tout juste avant lock-out, il a joint l'organisation des Maple Leafs de Toronto à titre d'entraîneur-chef des Marlies, leur club-école dans la Ligue américaine.

L'année suivante, il faisait le saut avec le grand club.

Après deux exclusions des séries, Maurice a été congédié et les Leafs ont embauché Ron Wilson pour le remplacer.

Ancien club, nouveaux visages

S'il a retrouvé des visages connus dans son bureau, Paul Maurice a dû multiplier les présentations dans le vestiaire.

«Il ne reste que quatre joueurs de l'équipe que je dirigeais lorsque j'ai été congédié. Et encore. Car si Rod (Brind'Amour) et Niclas (Wallin) étaient bien établis, Cam Ward et Eric Staal venaient d'arriver. Ils n'étaient que des enfants à cette époque.»

Comment entend-il relancer les Hurricanes.

«Nous formions une équipe teigneuse lorsque nous nous sommes rendus en finale de la Coupe Stanley en 2002. C'était avant le lock-out. L'accrochage et la trappe étaient plus en vogue. Aujourd'hui, nous comptons sur un club plus rapide. C'est l'aspect du jeu que j'entends privilégier. Nous sommes aux prises avec pas mal de blessures, mais on travaille fort pour arriver à retrouver la victoire et à grimper au classement», a conclu Maurice qui peut consacrer tout son temps à son nouvel emploi.

Car Maurice a fait seul le voyage vers Raleigh. Nés durant son premier séjour en Caroline, ses trois enfants âgés de huit à 11 ans et son épouse sont demeurés à Oakville, en banlieue de Toronto où il s'est établi une fois embauché par les Maple Leafs.

«Disons que c'est tranquille ici. J'avais entrepris des cours à Windsor. Je me rendais là-bas en début de semaine, je rentrais à Toronto le jeudi pour travailler à TSN comme analyste et je dirigeais mes enfants la fin de semaine dans les arénas de la région. Mon niveau de stress a diminué un peu...»

 




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