La crise économique qui sévit pourrait avoir un impact sur le plafond salarial de la LNH. C'est du moins l'avis de Pierre Boivin.

Richard Labbé LA PRESSE

Le président du Canadien, qui était conférencier invité au déjeuner-causerie de la Chambre du commerce de Montréal, ce midi au Palais des congrès, a évoqué le scénario d'un plafond salarial qui pourrait être revu à la baisse lors de la prochaine saison. Cette saison, le plafond salarial du circuit Bettman se chiffre à 56,7 millions.

«Une baisse du plafond salarial, c'est quelque chose de possible, a déclaré Pierre Boivin. On ne voit pas encore l'impact de la crise économique sur le marché du hockey, mais je pense que toutes les équipes vont avoir à s'ajuster éventuellement.»

Le président du club montréalais a tenu à souligner que la baisse du dollar canadien allait avoir un impact sur la santé financière de la ligue.

«Il ne faut pas oublier que les équipes canadiennes aident les équipes américaines en difficulté... La baisse du dollar canadien, c'est une réalité qu'il va falloir affronter. Il ne faudrait pas qu'on revienne à où on était avant le lock-out (2004-05)... Si les équipes canadiennes veulent être compétitives, ça prend un dollar au pair. Pour nous, un dollar à 80 cents US, c'est une autre histoire complètement.»

Malgré les scénarios pessimistes qui se dessinent à l'horizon, Pierre Boivin a tenu à dire que le Canadien n'allait pas être affecté cette saison. Les abonnements sont déjà payés, et le Centre Bell est régulièrement à guichets fermés. L'heure n'est donc pas à la panique.

Mais au printemps? Alors là, ça pourrait être différent, selon M. Boivin.

«Pour le moment, la crise économique, on ne la sent pas... Le Canada devrait traverser une crise moins sévère que les États-Unis, et le Québec se comporte bien dans l'ensemble. Mais c'est au printemps qu'on va avoir une meilleure idée. On n'a pas encore prévu de mesures spéciales, mais on va peut-être y penser. On verra.»

Aux États-Unis, certaines équipes ont déjà annoncé des réductions au chapitre des prix des billets. À St. Louis, les dirigeants des Blues ont fait l'annonce d'un concours qui va permettre de payer quatre mois d'hypothèque à un nouveau fan à chaque samedi!

«On parle ici d'équipes qui doivent composer avec des sièges vides, des sièges vident qui auraient été là avec ou sans la crise économique, a nuancé Pierre Boivin. Ce n'est pas notre cas, mais en même temps, nous ne prendrons rien pour acquis.»