Le directeur général et entraîneur-chef par intérim des Alouettes de Montréal, Danny Maciocia, a décidé de mettre toutes les chances de son côté, alors que sa formation espère rendre son domicile plus hostile à l’adversaire.

Publié le 19 août
Alexis Bélanger-Champagne La Presse Canadienne

Le club s’est entraîné au stade Percival-Molson, mercredi, plutôt qu’à son terrain d’entraînement entre le Stade olympique et le stade Saputo. Maciocia espère ainsi que sa troupe sera plus à l’aise à domicile, et ce, dès samedi quand les Alouettes (3-6) accueilleront les Tiger-Cats de Hamilton (3-6).

« C’est ici que nous jouons et nous voulons être plus familiers avec notre domicile, a dit le demi défensif Wesley Sutton, plus tôt cette semaine. Nous aurons la même vue lors du match. C’est ce qui motive cette décision. Nous jouons ici. Nous voulons mieux défendre notre nid ! »

Les Alouettes ont perdu deux de leurs trois rencontres à domicile cette saison. Il est important, aux yeux de Maciocia, que sa troupe améliore son rendement devant ses partisans, afin d’augmenter ses chances de grimper au classement de la section Est et de se tailler une place en éliminatoires.

La formation montréalaise s’est tirée dans le pied dans son domicile, ratant récemment une passe de touché parce que la zone des buts du stade Percival-Molson n’est pas un rectangle. Les coins éloignés sont coupés en raison de la piste d’athlétisme autour du terrain de football. Il s’agit présentement du seul stade à travers la LCF avec cette particularité.

« Il faut être à l’aise sur notre terrain, avec les lignes qui sont différentes et l’ambiance aussi, a souligné le garde Kristian Matte. Il ne peut y avoir que du positif à s’entraîner ici. Et si ça peut aider, il faut le faire pour mettre toutes les chances de notre côté. »

Les Alouettes joueront six de leurs neuf derniers matchs à domicile. Avant la semaine d’activités dans la LCF, ils occupaient le troisième rang de la section Est, avec le même nombre de points que les Tiger-Cats, qui les ont battus 24-17 le 28 juillet. Les Argonauts de Toronto (4-4) dominent le classement de la section Est. Ils ont rendez-vous avec les Stampeders de Calgary (5-3) samedi soir.

Si les Alouettes sont capables de faire du stade Percival-Molson leur forteresse, ils maximiseront leurs chances d’étirer leur saison.

« Ça commence avec la défense. Elle doit être tenace et avoir une certaine attitude, a dit Sutton. Nous devons avoir la conviction que personne ne pourra marquer contre nous. Si l’équipe adverse ne marque pas, elle ne va pas gagner. »

Pour sa part, Matte a souligné que tout était une question d’attitude si les Alouettes voulaient rendre leur domicile plus intimidant.

« Il faut toujours le vouloir plus que le gars devant soi, a dit le vétéran de 158 matchs de saison dans la LCF. Oui, dans le sport professionnel, vous n’allez pas toujours battre le gars devant vous, parce qu’il a aussi cette même volonté. Mais si nous sommes capables de gagner cette bataille, nous serons durs à battre. »

Encore des retrouvailles

Deux visages connus des Alouettes se sont récemment greffés aux Tiger-Cats. L’entraîneur-chef Khari Jones, congédié le 8 juillet par le club montréalais, est maintenant conseiller aux opérations football chez les Tiger-Cats. De plus, le quart Matt Schiltz porte maintenant le noir et jaune après quatre campagnes dans le nid montréalais.

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

L’ex-entraîneur-chef des Alouettes Khari Jones

Matte a tenu à minimiser l’impact que Jones et Schiltz pouvaient avoir eu dans la victoire des Tiger-Cats contre les Alouettes le mois dernier.

« Nos plans changent chaque semaine, a-t-il rappelé. Oui, Khari connaît les joueurs et nous a dirigés longtemps, mais les plans ont changé à l’attaque et en défense. »

Schiltz pourrait obtenir un deuxième départ d’affilée derrière le centre des Tiger-Cats. L’entraîneur-chef Orlondo Steinauer a affirmé que Dane Evans sera en uniforme, après avoir raté le dernier match des siens en raison d’une blessure à une épaule. Steinauer n’a toutefois pas dévoilé l’identité de son quart-arrière partant.

« Je ne crois pas qu’il y ait un avantage pour une équipe ou l’autre, mais ce serait doux-amer de l’affronter et de vouloir réussir des jeux contre lui parce qu’il est tellement un bon gars, a dit Sutton au sujet de Schiltz. Il aime courir avec le ballon et il possède un bon bras. J’ai hâte de relever ce défi. »