On ne savait pas trop à quoi ressembleraient les unités spéciales des Alouettes de Montréal cette saison, particulièrement sur les bottés de précision. David Côté a rapidement fourni les réponses.

Frédéric Daigle La Presse Canadienne

L’ex-porte-couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval connaît toute une entrée en matière dans la Ligue canadienne de football. Il a réussi 13 de ses 17 tentatives de placement, dont les six qu’il a été appelé à effectuer dans la défaite de 27-18 aux mains des Lions de la Colombie-Britannique samedi dernier au stade Percival-Molson.

« D’un point de vue personnel, ça a été un grand match. J’ai été parfait quand on a appelé mon nom, a dit le principal intéressé au cours d’une visioconférence, mercredi. Mais d’un point de vue d’équipe, même si j’ai réussi mes six bottés, on a perdu. J’aurais aimé mieux rater quelques bottés et gagner. […] Le match parfait pour moi est de botter des convertis seulement ! »

« J’ai trouvé qu’il avait été excellent, comme il l’a été pour nous toute la saison, a pour sa part noté l’entraîneur-chef du club de football montréalais, Khari Jones. J’ai vraiment confiance en lui. Il est jeune, alors on s’attend à quelques ratés en cours de route. Mais il a fait de longs bottés et il est solide. […] Il n’a pas fait mentir sa réputation. »

Il a notamment réussi un placement sur 49 verges face aux Lions, le plus long de sa carrière, que ce soit au football universitaire ou professionnel. Mais Côté est convaincu qu’il a encore plus de distance dans les jambes.

« À l’entraînement, on fait des bottés plus longs : 52, 53 verges. Jusqu’à 55 verges, j’ai la jambe pour ça. Selon la situation, on pourrait y aller. Je suis à l’aise. »

Il n’hésiterait d’ailleurs pas à demander à son entraîneur de lui laisser l’occasion de réussir un tel botté.

« J’aime bien que les joueurs aient confiance en leurs moyens, a indiqué Jones. Quand je jouais, je voulais toujours avoir le ballon dans les situations importantes. »

Force mentale

Côté a également réussi les 13 transformations qu’il a tentées jusqu’ici à sa première saison dans le circuit Ambrosie. Très détendu en entrevue, Côté est aussi capable de gérer le stress associé à sa position quand il est envoyé dans la mêlée.

« Chaque fois qu’on est sur le terrain, c’est pour obtenir des points. J’y vais un botté à la fois. J’essaie de me distancer de cette pression, de tout relativiser, de garder les choses simples.

« Je ne tente pas de minimiser l’importance de ces jeux, mais ça ne sert rien de penser à la foule, au temps qu’il reste, aux joueurs adverses qui s’en viennent. Si je l’ai, parfait ; si je ne l’ai pas, tant pis. C’est cette mentalité qu’il faut avoir en tant que spécialiste : il faut rester dans le présent, penser au prochain botté et avoir la mémoire courte. Chaque botté est différent. Il faut l’aborder de cette façon. »