Les Alouettes de Montréal se préparent à retrouver leurs partisans

Miguel Bujold
Miguel Bujold La Presse

Les Alouettes travaillent actuellement sur un sixième scénario quant à la configuration des sièges que pourront occuper leurs partisans au stade Percival-Molson cette saison. Le président du club, Mario Cecchini, ne s’en plaindra pas.

Au départ, l’équipe faisait ses plans en fonction d’un maximum de 2500 spectateurs. Ce chiffre a périodiquement augmenté jusqu’à la récente annonce du gouvernement du Québec, qui permettra des rassemblements maximaux de 15 000 personnes. Les Alouettes estiment qu’ils devraient être en mesure de jouer devant au moins 12 500 personnes au cours des prochains mois.

« Le chiffre de 15 000 personnes est un maximum, on devra respecter la consigne d’avoir un banc entre chaque groupe de gens qui seront présents. Alors essentiellement, le nombre de personnes qu’on pourra accueillir dépendra s’il y aura beaucoup de groupes de deux personnes ou non. »

Les toiles qui recouvraient certaines sections des gradins du stade Percival-Molson au cours des dernières saisons devraient être retirées, de sorte qu’il y aura entre 23 000 et 24 000 places, selon Cecchini.

« Les calculs sont en train de se faire suite à la nouvelle. Je ne suis pas sûr qu’on va pouvoir se rendre à 15 000 spectateurs [en raison des sièges inoccupés], mais on pourra probablement en accueillir entre 12 500 et 13 500 », prévoit le président du club.

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Mario Cecchini

Le but, c’est de ne pas revenir vers l’arrière, d’où l’importance d’avoir un banc de distance entre chacun des groupes.

Mario Cecchini, président des Alouettes

En plus de l’assignation des places dans les gradins, les Alouettes planchent sur les manières dont les milliers de spectateurs pourront entrer dans le stade Percival-Molson de façon sécuritaire. Les spectateurs risquent d’ailleurs de devoir respecter des heures d’arrivée fixes, ce qui faciliterait les mesures de distanciation physique.

« Ce sera probablement le cas, mais il faudra voir. C’est une chose de le faire avec 5000 spectateurs, c’en est une autre de le faire avec 12 000 ou 15 000. Ça fait partie des éléments qu’il faut revoir. »

« En principe, on donnerait des heures d’arrivée aux gens, mais il faudra faire une rotation avec nos abonnés de saison afin que ce ne soit pas toujours les mêmes qui soient obligés d’arriver à la dernière minute ou deux heures avant le match. C’est sûr qu’il va y avoir du travail à faire de ce côté », a dit Cecchini.

Un calendrier déséquilibré

Puisqu’il y a neuf équipes dans la LCF, l’une d’entre elles est inactive chaque semaine. Ce sera le cas des Alouettes lors de la première semaine du calendrier. Ils joueront ensuite leurs deux premiers matchs en Alberta (le 14 août à Edmonton et le 20 août à Calgary).

L’organisation souhaitait disputer le moins de matchs possible à Montréal en première moitié de saison compte tenu de toute l’incertitude qu’il y avait.

« C’était effectivement ce que l’on voulait. On l’avait mentionné à la ligue et tout le monde dans notre organisation était d’accord. Afin de ne pas jouer trois matchs à l’étranger de suite pour amorcer la saison, on a une semaine de relâche la semaine prochaine », a expliqué Cecchini.

Nos trois premiers matchs à domicile sont le 27 août, le 18 septembre et le 11 octobre lors de l’Action de grâce. On jouera trois fois à Montréal en octobre et nos deux derniers matchs de la saison seront à domicile en novembre.

Mario Cecchini, président des Alouettes

Optimiste, Cecchini pense que la réponse du public sera positive et que les billets pour les sept matchs de l’équipe trouveront preneurs.

« C’est très positif jusqu’à maintenant. Ce n’est jamais assez, mais on a vraiment une belle progression avec nos billets de saison si on compare avec 2019. C’est très encourageant, et c’est la même chose pour la prévente des billets [pour les matchs individuels]. »

Le dossier de la XFL

Après avoir annoncé que les deux ligues étudiaient la possibilité d’un partenariat en mars dernier, la LCF et la XFL (Extreme Football League) ont mis fin à leurs discussions il y a quelques semaines. Selon les rumeurs qui ont circulé dans les derniers mois, les Alouettes et, surtout, les Argonauts de Toronto étaient les deux organisations les plus enthousiastes quant à une possible fusion entre les deux circuits.

« On a toujours été très transparents dans ce dossier-là. On était contents d’avoir l’opportunité de jaser, et j’utilise le terme ‟jaser” volontairement. C’était pour explorer et voir s’il y avait des possibilités d’améliorer notre situation », a dit Cecchini.

« On n’était pas abattus de cette décision [la fin des discussions exploratoires]. On l’a regardé en étant ouvert d’esprit. Pour le moment, ça ne marche pas, alors on continue notre chemin comme prévu. »

Si la LCF a ouvert la porte à la XFL, c’est parce que sa santé financière reste précaire.

« Les propriétaires d’équipe ont passé à travers 2020 et c’est vrai que 2021 ne sera pas facile. Les clubs de l’Ouest retrouvent toutefois une situation presque normale. C’est sûr qu’il y a beaucoup de coûts supplémentaires [associés aux mesures sanitaires] et que les foules réduites ne seront pas l’idéal », a convenu Cecchini.

« On a beaucoup profité de 2020 pour mettre l’équipe à notre main et pour procéder aux restructurations qui s’imposaient. On a réaligné certaines choses et on a fait des changements qui étaient importants. Notre match d’ouverture à Montréal est dans un mois [27 août] et notre premier match est dans deux semaines [14 août]. On est rendus et on en est bien heureux. »