La Ligue canadienne de football a franchi deux nouveaux obstacles vers son retour au jeu en 2021.

Dan Ralph La Presse Canadienne

Un dirigeant de l’Agence de Santé publique du Canada a déclaré à La Presse Canadienne que le gouvernement fédéral avait reçu la requête de la LCF pour une exemption d’intérêt national pour une quarantaine modifiée en vue de la prochaine saison. Ce dirigeant a ajouté qu’Ottawa est en train de l’étudier en compagnie des autorités sanitaires provinciales.

L’inclusion des autorités fédérales aux discussions ayant déjà cours avec les autorités provinciales est un énorme pas vers un retour au jeu pour la première fois depuis 2019.

Essentiellement, le circuit Ambrosie demande à Ottawa de lui octroyer les mêmes privilèges qu’à la Ligue nationale de hockey. Le gouvernement fédéral a levé la quarantaine obligatoire de 14 jours pour les joueurs acquis par des équipes canadiennes de clubs américains avant la date limite des transactions, pour une question « d’intérêts nationaux ».

Selon ces termes, les joueurs de la LCF observeraient une quarantaine de sept jours à leur arrivée au Canada et devraient subir quotidiennement des tests de détection de la COVID-19. Les joueurs pourraient s’entraîner avec leurs coéquipiers s’ils continuent de subir ces tests la deuxième semaine de leur arrivée.

L’autre pas important est la ratification d’une convention collective amendée entre la ligue et l’Association des joueurs de la LCF (AJLCF). Trois sources ont révélé à La Presse Canadienne que les deux parties ont convenu d’un accord de principe sur les termes d’un contrat de travail modifié, ce qui paverait la voie à un retour au jeu.

L’entente n’a pas encore été révélée publiquement.

La ligue n’a pas joué en 2020 en raison de la pandémie. Le plan présentement discuté fait état d’une saison de 14 rencontres, débutant la première semaine d’août.

La prochaine grande étape pour un retour sur le terrain à compter du 5 août est la réunion du Bureau des gouverneurs de lundi prochain. Sept des neuf gouverneurs doivent voter en faveur de ce calendrier, puisque la constitution de la LCF requiert une majorité de deux tiers.

La ligue souhaite également compter sur un nombre significatif de partisans dans ses stades. Cependant, le gouvernement ontarien ne s’est toujours prononcé en faveur d’un retour des spectateurs dans les évènements. Trois des équipes de la ligue se trouvent dans cette province.