La passion de Danny Maciocia pour le football est bien connue. Dans le documentaire Fuoriclasse (Dans une classe à part), qui sera diffusé pour la première fois à 19 h 30 jeudi sur les ondes de RDS, on peut constater jusqu’à quel point cette passion est grande.

Miguel Bujold
Miguel Bujold La Presse

Réalisé par Philippe-André Moreau, le nouvel épisode de la série « 25 ans d’émotions » raconte la carrière de Maciocia, qui dure depuis déjà presque trois décennies. Des Cougars de Saint-Léonard aux Alouettes, en passant bien sûr par les Eskimos d’Edmonton et les Carabins de l’Université de Montréal, deux équipes où il a vécu les deux plus importants chapitres de sa carrière jusqu’à présent.

Maciocia a passé plus de huit ans chez les Eskimos, une organisation qu’il estime de première classe. Fuoriclasse nous fait revivre les hauts et les bas du Québécois à Edmonton, notamment sous le regard de Steve Charbonneau, qui a joué sous les ordres de Maciocia en Alberta.

Avant les Eskimos, il y avait eu son premier passage au sein des Alouettes à compter de 1996. Maciocia faisait du bénévolat et n’a pas reçu un seul sou des Alouettes lors de ses 18 premiers mois avec l’équipe.

« Tu voyais que le gars avait la piqûre et que c’est ça qu’il voulait faire. Il n’a jamais lâché », résumera Charbonneau.

Charbonneau, Anthony Calvillo, Manon Simard et Jacques Dussault ont travaillé étroitement avec Maciocia à un moment ou à un autre de sa carrière et ont tous participé au documentaire. Que ce soit en livrant des témoignages ou en racontant des anecdotes.

Dussault a croisé Maciocia pour la première fois lorsque ce dernier était un entraîneur adjoint avec les Cougars de Saint-Léonard, en 1992. Les deux hommes ont ensuite travaillé ensemble chez les Alouettes et avec les Carabins durant une courte période de temps.

Maciocia a souvent dit que Dussault avait été son mentor, et l’admiration est réciproque. Dussault raconte dans Fuoriclasse qu’il s’est vite aperçu que Maciocia était « dans une classe à part ».

Cosmo Maciocia est également l’un des intervenants dans le documentaire. Cela nous permet d’apprendre que le père de Danny a longtemps était le propriétaire d’une entreprise d’assurances et qu’il a travaillé en politique. On constate l’importance de la famille pour les Maciocia en regardant Fuoriclasse.

Avant de devenir l’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal, Maciocia avait fait un bref passage comme adjoint avec le Phénix du Collège André-Grasset. C’est à ce moment qu’il explique avoir pleinement compris l’importance du parcours scolaire pour les étudiants-athlètes. Il a d’ailleurs précisé sa vision à Manon Simard avant d’accepter le poste chez les Carabins.

« Danny ne fait pas dans la dentelle, quand il pense quelque chose, on le sait. Moi, j’ai adoré ça, c’était très clair », raconte l’ancienne nageuse, qui est récemment devenue directrice générale du Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM).

C’est dans un stade McGill rempli que Maciocia a permis aux Carabins de remporter la Coupe Vanier, en 2014, devenant ainsi le premier entraîneur-chef de l’histoire à gagner la Coupe Grey et la Coupe Vanier. Maciocia a quitté les Carabins pour devenir directeur général des Alouettes en janvier dernier.

Fuoriclasse nous rappelle le chemin qu’il a dû parcourir pour en arriver là. Sa victoire contre les Alouettes lors de la finale de 2005, ses deux dernières années difficiles et son congédiement des Eskimos, sa décennie remplie de succès avec les Carabins. « Si je gagnais la Coupe Grey dans ma ville natale, ma carrière serait complète », a conclu l’homme de football.