C'est aujourd'hui qu'on saura quelles équipes s'envoleront pour Atlanta afin de participer au 53e Super Bowl, le 3 février.

Mis à jour le 20 janv. 2019
MIGUEL BUJOLD LA PRESSE

Les deux finales d'association, qui seront disputées à La Nouvelle-Orléans (15 h 05) et à Kansas City (18 h 40), ont une chose en commun : elles opposent deux quarts-arrières qui jouent dans la NFL depuis au moins 17 ans (Drew Brees et Tom Brady) à des quarts qui n'ont que trois et deux saisons d'expérience (Jared Goff et Patrick Mahomes).

Drew Brees a eu 40 ans, mardi dernier. Il a été le 32e espoir choisi lors du repêchage de 2001 par les Chargers de San Diego, qui allaient sélectionner Philip Rivers trois ans plus tard.

Lorsque Rivers est devenu le quart partant des Chargers, Brees a choisi de signer un contrat avec les Saints de La Nouvelle-Orléans à titre de joueur autonome. Ce fut la meilleure décision de l'histoire de la franchise.

Les Saints ne sont plus qu'à une victoire d'atteindre la deuxième finale de leur existence, neuf ans après avoir vaincu Peyton Manning et les Colts d'Indianapolis au Super Bowl. Et c'est avec ses bruyants partisans derrière elle que l'équipe de Sean Payton tentera de vaincre les Rams de Los Angeles pour la deuxième fois en un peu plus de deux mois.

Les Rams se sont inclinés, 45-35, au Superdome, le 4 novembre. C'est d'ailleurs en raison du résultat de ce match que celui de cet après-midi sera joué en Louisiane et non en Californie. Les Saints et les Rams ont bouclé le calendrier « régulier » avec des fiches de 13-3, mais le bris d'égalité est allé aux Saints grâce à cette victoire.

Si les Saints ne gagnent pas le Super Bowl pour la deuxième fois de leur histoire, ce sera peut-être en raison de l'absence d'un bon deuxième ailier espacé dans leur formation. Après l'excellent Michael Thomas, c'est extrêmement maigre.

Payton et les Saints le savaient et c'est pourquoi ils ont embauché Dez Bryant durant la saison. Mais l'ancien des Cowboys de Dallas s'est déchiré un tendon d'Achille quelques jours après son arrivée avec l'équipe. Le vétéran Brandon Marshall a ensuite obtenu un essai, mais les Saints l'ont remercié après quelques semaines.

Thomas a fini le match de novembre contre les Rams avec 12 attrapés, 211 verges et 1 touché. Ce sera plus difficile cette fois puisque, contrairement au premier affrontement, le demi de coin Aqib Talib sera en uniforme. Grosse différence...

Le demi offensif Alvin Kamara pourrait être le joueur clé pour l'attaque des Saints, car la faiblesse de la défense des Rams est chez les secondeurs. Ça risque d'être un peu plus difficile pour l'autre porteur de ballon des Saints, Mark Ingram, puisqu'il court généralement à l'intérieur. Ce ne sera pas évident pour lui contre Aaron Donald et Ndamukong Suh.

Du côté des Rams, il est assez clair que Todd Gurley n'est pas complètement remis de sa blessure à un genou. Gurley et C.J. Anderson devraient donc se partager le travail comme ils l'ont fait face aux Cowboys, la semaine dernière.

Pour la défense des Saints, la mission sera d'exercer de la pression sur Jared Goff, qui disputera le premier match éliminatoire à l'étranger de sa jeune carrière. Goff commet normalement des erreurs lorsque l'adversaire le sort de sa zone de confort.

C'est une occasion en or pour les Saints après leur improbable et douloureuse élimination au Minnesota l'année dernière. Ils joueront la finale de la Nationale dans le confort de leur Superdome et Brees sait fort bien qu'il s'agira peut-être de sa dernière chance de retourner au Super Bowl. Il ne la laissera pas passer.

Notre prédiction : Rams de Los Angeles 27, La Nouvelle-Orléans 34

Belichick trouvera-t-il les failles ?

Au début de la semaine, on annonçait un froid abitibien pour la finale de l'Association américaine à l'Arrowhead Stadium qui opposera les Patriots de la Nouvelle-Angleterre aux Chiefs de Kansas City. Mais au moment d'écrire ces lignes, les prévisions avaient changé et la météo ne devrait pas être un facteur important.

Le froid n'aurait pas changé grand-chose pour Tom Brady et les Patriots. Beau temps, mauvais temps, Bill Belichick préfère toujours que son équipe s'entraîne à l'extérieur à Foxborough.

C'est toutefois une bonne nouvelle pour Patrick Mahomes et les Chiefs qu'on annonce du temps plus clément. Mahomes a joué son football universitaire au Texas et n'a pratiquement aucune expérience du jeu dans le froid.

On le sait, Belichick réussit presque toujours à éliminer les forces de ses adversaires. Est-ce que les Patriots parviendront à ralentir l'explosif Tyreek Hill ? Le receveur a capté 7 passes pour 142 verges et a marqué 3 touchés lorsque les deux équipes se sont affrontées, le 14 octobre. Les Patriots l'avaient emporté 43-40 devant leurs partisans.

Et Travis Kelce ? De quelle façon les Pats tenteront-ils de le neutraliser ? Stephon Gilmore le suivra-t-il partout sur le terrain ?

Si les Patriots n'ont pas un bon plan de match défensif pour arrêter Hill et Kelce, et s'ils ne forcent pas Mahomes à commettre quelques erreurs, ce sera très difficile pour eux de l'emporter. Mais on parle de Belichick...

Quant à elle, l'attaque des Patriots est dépendante de son jeu au sol. Elle a terminé son match du week-end dernier contre les Chargers avec 34 courses, et 17 des 34 passes réussies par Brady ont été des passes à des demis offensifs, dont 15 au très sous-estimé James White.

La ligne offensive des Patriots est toujours au sommet de sa forme dans les éliminatoires et a complètement dominé le front défensif des Chargers. Si elle fait la même chose aujourd'hui, ce sera une autre participation à la grande finale pour Belichick et sa troupe.

Il est donc essentiel pour les Chiefs que Chris Jones, Dee Ford et Justin Houston soient au mieux de leur forme. S'ils ennuient Brady et qu'ils contiennent Sony Michel et White, les chances des Chiefs de participer à leur premier Super Bowl en 49 ans seront bonnes.

Laurent Duvernay-Tardif pourrait renouer avec la compétition, ce soir, après une absence de plus de trois mois. Les Québécois qui ne sont pas des partisans des Patriots lui souhaitent tous une participation au Super Bowl.

Mais c'est une très grosse commande qui attend les Chiefs. Belichick est le meilleur entraîneur-chef de l'histoire et il aura vraisemblablement trouvé des façons de ralentir le jeune Mahomes et d'attaquer une défense qui est loin d'être une valeur sûre.

Notre prédiction : Nouvelle-Angleterre 30, Kansas City 26

AP

À gauche, le jeune quart-arrière des Chiefs de Kansas City, Patrick Mahomes. À droite, le vétéran quart des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, Tom Brady.