Décidément, les matchs du dimanche soir ne manquent pas d'intérêt. Après le grand retour de Peyton Manning, la semaine dernière, place au deuxième round entre les Lions de Detroit et les 49ers de San Francisco.

Mis à jour le 16 sept. 2012
Miguel Bujold LA PRESSE

Les plus perspicaces auront deviné que ce n'est pas simplement parce que la rencontre opposera deux équipes en ascension qu'elle promet. C'est aussi parce qu'une rivalité a vu le jour en octobre dernier, malgré ce qu'en disent les entraîneurs-chefs des deux formations.

Qui ne se souvient pas de la poignée de main un peu cavalière de Jim Harbaugh au terme de la victoire des siens, 25-19? De la réaction de Jim Schwartz qui s'en est suivie? Mais surtout, qui ne se souvient pas de la façon dont l'entraîneur des Lions s'est défilé lorsque Harbaugh a accepté son invitation de poursuivre les hostilités? La bravoure de Schwartz s'est un peu dégonflée, n'est-ce pas?

«Notre approche avec les mini-controverses est de leur donner l'attention qu'elles méritent, ce qui est très peu», a commenté Harbaugh en début de semaine. «C'est de l'histoire ancienne. J'ai l'impression que ça fait une éternité. Lorsque les deux équipes amorceront le match, aucun joueur ne pensera à ça», a dit Schwartz.

Peut-être. Ce n'est toutefois pas un hasard si le match d'aujourd'hui sera disputé en heure de grande écoute. L'épisode Jim et Jim, plus comique qu'autre chose, il faut le dire, n'y est pas étranger. Si vous croyez qu'il n'y a aucune animosité entre les deux camps, détrompez-vous.

Après s'être échangé des invectives sur Twitter dans les jours qui ont suivi la rencontre de 2011, le bloqueur des 49ers Anthony Davis et l'ailier défensif des Lions Cliff Avril ont poursuivi leur guéguerre dans les médias cette semaine. «Je ne sais pas pourquoi, mais il ne m'aime pas. C'est correct, je n'ai pas besoin de nouveaux amis», a dit Davis. «Je ne le connais même pas, alors c'est impossible pour moi de ne pas l'aimer», a répliqué Avril.

Des enfantillages? Absolument. C'est néanmoins le genre d'histoire qui fait grimper les cotes d'écoute. NBC n'aurait toutefois pas souhaité diffuser l'affrontement s'il avait opposé des pieds de céleri. Les deux équipes viennent de renouer avec les séries après des disettes de 12 saisons dans le cas de Lions, et de neuf dans celui des Niners. Et les attentes sont encore plus élevées cette année.

Tout est en place

À San Francisco, on parle d'un sixième Super Bowl depuis l'impressionnante victoire des 49ers à Green Bay en lever de rideau. On savait que la plupart des éléments étaient en place. Les seules inquiétudes concernaient le jeu aérien, ou plus précisément, Alex Smith.

Le premier choix du repêchage de 2005 en aura mis du temps avant de s'affirmer. En raison de la pression qui accompagne le fait d'être le premier espoir choisi? En raison de celle qui s'est ajoutée lorsqu'Aaron Rodgers, deuxième quart sélectionné il y a sept ans, a conduit les siens aux plus hauts sommets? Ou est-ce plutôt parce que les 49ers ont changé de coordonnateur offensif six fois avant de trouver le bon?

Peu importe. Smith a franchi une nouvelle étape en allant vaincre Rodgers au Lambeau Field, dimanche dernier. Lentement, il nous fait tous mentir. Il ne sera jamais un passeur élégant, mais depuis plus d'un an, Smith démontre qu'il n'est pas dépourvu de qualités de joueur, notamment une mobilité insoupçonnée (parlez-en aux Saints) et une bonne sélection de jeux dans le feu de l'action.

Les Niners peuvent-ils remporter leur sixième championnat avec Smith? Oui. Tout est en place. Un entraîneur-chef allumé et intense; une défense suffocante; d'excellentes unités spéciales; un jeu au sol et une ligne offensive qui ont trouvé leur rythme; un groupe de receveurs amélioré. D'ailleurs, c'était peut-être le vrai problème de Smith: l'absence de cibles fiables.

Plus compliqué pour les Lions

Ça roule un peu moins rondement du côté des Lions, dont le match d'ouverture, contrairement à celui des 49ers, n'a rien fait pour inspirer confiance à leurs partisans. Une victoire in extremis à domicile contre les Rams, c'est presqu'une défaite.

Le jeu au sol des Lions reste anémique, et leur tertiaire, suspecte. Puis il y a le dossier de l'indiscipline. On ne parle pas seulement des coups vicieux de Ndamukong Suh. Les trois premiers choix de l'équipe en 2011 ont tous fait parler d'eux pour des écarts de conduite depuis qu'ils ont été repêchés. Nick Fairley et Mikel Leshoure ont été arrêtés deux fois chacun, et Titus Young a donné un coup de poing au visage de Louis Delmas, l'un des leaders du club.

Contrairement à l'équipe qu'ils affronteront ce soir, les incertitudes sont encore nombreuses chez les Lions. Mais surtout, leurs rivaux de division sont immensément plus coriaces. Pendant que les Niners devraient dominer ce qui demeure probablement la division la plus faible du circuit, les Lions auront les Packers et les Bears dans les jambes. Un peu différent...

Les choix de Miguel Bujold

Notre pool de la NFL est de retour cette année sur LaPresse.ca. Pour faire vos choix, vous devez attribuer une valeur (de 1 à 16) à chaque match, selon votre niveau de confiance. Plus une victoire vous semble évidente, plus vous devez accoler une valeur élevée à cette rencontre. Chaque bon choix (victoire) rapporte la valeur choisie. Chaque semaine, notre expert Miguel Bujold vous propose ses choix pour les matchs du week-end. Rendez-vous à LaPresse.ca/pools pour vous inscrire gratuitement.

Jeudi 20 h 30                                       Les choix de Miguel

Chicago 10, Green Bay 23                  Chicago 1

Dimanche 13 h

Kansas City c. Buffalo                        Kansas City 4

Cleveland c. Cincinnati                      Cincinnati 12

Minnesota c. Indianapolis                  Indianapolis 5

Oakland c. Miami                               Oakland 6

Arizona c. Nouvelle-Angleterre          Nouvelle-Angleterre 16

Tampa Bay c. Giants de NY              Giants 15

Baltimore c. Phiadelphie                    Philadelphie 2

La Nouvelle-Orléans c. Caroline        La Nouvelle-Orléans 9

Houston c. Jacksonville                     Houston 14

Dimanche 16 h 15

Washington c. St. Louis                    Washington 10

Dallas c. Seattle                                Seattle 3

Jets de NY c. Pittsburgh                   Pittsburgh 8

Tennessee c. San Diego                  Tennessee 7

Dimanche 20 h 20

Detroit c. San Francisco                  San Francisco 13

Lundi 20 h 30

Denver c. Atlanta                             Atlanta 11

La semaine dernière : 13-3, 107 points