La semaine de l'équipe de football des Carabins s'est terminée comme elle s'est amorcée: dans la controverse. Un de ses joueurs a récemment subi un test anti-dopage dont le résultat s'est avéré anormal, a indiqué à La Presse un membre du Centre canadien pour l'éthique dans le sport (CCES).

Pascal Milano et Michel Marois LA PRESSE

Si ce test débouchait sur un cas de dopage, le CCES aurait par la suite jusqu'à 20 jours avant de décerner une sanction.

Comme le veut la procédure, les Carabins ne sont pas directement impliqués dans ce processus. Le joueur doit lui-même décider s'il fait appel de la sanction ou s'il reconnaît ses torts. Puisque le joueur en serait à une première offense, la sanction standard s'élèverait à deux ans de suspension.

Conformément à sa politique de confidentialité, l'Université de Montréal n'a pas été en mesure de confirmer ni d'infirmer la nouvelle qui intervient à la veille d'un match à Bishop's. Un match auquel ne prendra pas part Mike Dubuisson dont la présence, lors du dernier match, a entraîné une défaite par forfait des siens. Le demi-défensif était encore sous le coup d'une suspension au moment de faire ses débuts avec les Bleus.

Loin d'être une première

Le football universitaire n'est pas à l'abri du dopage. Un joueur des Redmen de McGill, en décembre, et deux autres du Rouge et or de l'Université Laval ont été sanctionnés depuis la fin de la dernière saison.

Dans la foulée du scandale de l'Université de Waterloo, avec huit joueurs contrôlés positifs en mars 2010, le CCES a décidé d'augmenter le nombre tests anti-dopage. L'organisme espère effectuer des contrôles auprès de 30% des athlètes universitaires, comparativement à 2% ces dernières années.

Les joueurs de hockey et de football sont les plus visés par ces tests. Entre le 1er avril 2009 et le 30 mars 2010, 109 joueurs de football ont ainsi été contrôlés.