Jamel Richardson a toujours été sur le point de connaître une saison remarquable depuis qu'il a rejoint les rangs des Alouettes de Montréal en 2008 et il semble que cette saison soit la bonne.

Bill Beacon LA PRESSE CANADIENNE

Le receveur de six pieds trois pouces détient des avances confortables au chapitre des attrapés (65) et des verges de gains (1015) alors que les Alouettes se préparent à affronter les Blue Bombers de Winnipeg dimanche après-midi. Le premier rang de la section Est de la LCF sera à l'enjeu dans cette rencontre.

«J'essaie simplement de démontrer mon talent au monde, a déclaré Richardson. J'essaie de tout leur donner.

«On appelle mon numéro plus souvent et j'effectue plus de tracés et je continue de réussir des jeux. On dirait qu'ils ont plus confiance en moi.»

Il s'agira d'un premier duel cette saison entre les Alouettes (6-4), champions en titre de la coupe Grey, et les Blue Bombers, qui ont été dominants en première moitié de saison.

Cependant, les Bombers (7-3) ont perdu leurs deux dernières rencontres - les deux contre les Roughriders de la Saskatchewan - par un pointage total de 72-30.

Richardson tentera de continuer son excellent travail lors de son premier test contre l'excellente tertiaire des Bombers, menée par Jovon Johnson et Jonathan Hefney.

Le receveur âgé de 29 ans a dominé la LCF la saison dernière avec 97 attrapés, un de moins que son sommet personnel établi en 2008, et semble être en voie de pulvériser son sommet personnel de 1287 verges de gains.

Cette semaine, on parlait même qu'il pourrait battre le record d'équipe des Alouettes de 112 attrapés établi par Ben Cahoon en 2003.

Mais si plusieurs des attrapés de Cahoon étaient spectaculaires et réussis au centre du terrain dans le trafic, ceux de Richardson sont réussis de toutes les façons possibles - long, court, au centre, le long des lignes de touche, dans le trafic ou complètement seul.

«Il est une de nos cibles principales donc beaucoup de jeux sont créés en fonction de lui, a noté le quart Anthony Calvillo. Ce qui rend ma tâche facile, c'est quand il est complètement démarqué.

«C'est simplement ce qu'il fait. Grâce à son physique, quand les équipes utilisent une couverture homme-à-homme, il tasse les joueurs. Et quand ils utilisent une couverture de zone, j'observe la défensive et je lance le ballon à un receveur libre. Mais il effectue des attrapés partout sur le terrain. De courtes passes, de longues passes. Il a la corpulence et la vitesse pour faire le travail et il compile des statistiques impressionnantes présentement.»

Richardson a passé ses quatre premières saisons avec les Roughriders, mais n'était pas beaucoup utilisé. Après avoir perdu une saison en tentant de se tailler un poste avec les Cowboys de Dallas dans la NFL, il a signé un contrat avec les Alouettes et est immédiatement devenu un élément clé à l'attaque.

«Comme plusieurs joueurs au sein de notre équipe, J-Rich travaille très fort, a mentionné l'entraîneur Marc Trestman. Il met énormément d'efforts dans son travail et certains aspects de son jeu, comme le parcours des tracés, se sont améliorés. Mais habituellement, quand on me questionne à son sujet, je veux parler de son évolution en tant que personne et que leader au sein de l'équipe, car c'est une des raisons pour lesquelles il a autant de succès.»