À quelques jours du premier camp d’entraînement de l’histoire de l’Alliance de Montréal, Joel Anthony se dit satisfait de l’alignement qu’il a bâti jusqu’à maintenant. Il a trouvé ce qu’il cherchait : « un très bon mélange de jeunes et de joueurs expérimentés ». Incluant plusieurs Québécois.

Publié le 9 mai
Katherine Harvey-Pinard
Katherine Harvey-Pinard La Presse

Qui dit mois de mai, dit désormais début de saison dans la Ligue canadienne élite de basketball (LCEB). Le grand moment est bientôt arrivé pour l’Alliance de Montréal, qui mettra son camp d’entraînement en branle le 16 mai. La saison s’entamera à peine neuf jours plus tard avec un match contre les Honey Badgers à Hamilton.

Jusqu’à maintenant, 12 joueurs ont signé un contrat avec l’équipe. Au total, 16 joueurs prendront part au camp, mais seulement 14 d’entre eux feront partie de l’alignement final.

« Je suis vraiment emballé par notre alignement. […] Nous avons de très bons talents locaux. C’était extrêmement important pour nous », a indiqué Anthony, rencontré brièvement par La Presse dans le cadre du Marche-o-thon du pouvoir du sport organisé par Communauté Montréal à cœur, le 7 mai.

En guise de rappel, l’Alliance s’est entendue avec les Montréalais Kemy Ossé, James Jean-Marie, Alain Louis, Nathan Cayo et Hernst Laroche, ainsi que Marc-André Fortin et Lawi Msambya, respectivement natifs de Sainte-Marie et de Limoilou.

« Nous avons aussi été capables d’amener des joueurs d’expérience à différentes positions, qui ont joué de l’autre côté de l’océan pour un certain temps. Il y a aussi des joueurs entre les deux, qui sont en train de trouver leur voie en tant que professionnels, énumère Anthony. Je pense vraiment que c’est un bon mélange pour que notre équipe continue de grandir et d’apprendre ensemble. »

Au camp, le directeur général s’attend à voir des joueurs dévoués, « engagés à se développer individuellement et en tant qu’équipe ».

« Je veux que les jeunes qui s’en viennent comprennent ce que ça veut dire d’être un professionnel et comment opérer dans un environnement professionnel », explique-t-il.

« Pour nos plus vieux, c’est de leur donner l’occasion de jouer du basketball de qualité. […] La partie développement est importante, parce que je veux que cette équipe continue d’avoir du succès. Ça commence en s’assurant que nous avons une fondation solide. »

Une bonne décision

Voilà cinq mois qu’Anthony a accepté le poste de directeur général de l’Alliance.

Dans un long entretien avec La Presse, quelques jours après l’annonce, celui qui a porté les couleurs de quatre équipes de la NBA et remporté deux championnats admettait que « ça voulait dire beaucoup » pour lui de rentrer à la maison. En acceptant ce nouveau rôle, il prenait « de bien plus grandes responsabilités que toutes celles [qu’il a] eues jusqu’à maintenant », disait-il.

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Cinq mois plus tard, il n’a pas une once de regret. Il se sent à sa place.

« Je me sens chanceux, laisse-t-il entendre en souriant. J’ai profité du processus [les derniers mois]. C’est beaucoup de travail, mais nous avons une équipe extrêmement dédiée.

« Je vois aussi plus le travail en arrière-scène, ajoute-t-il. En tant que joueur, j’ai été capable de comprendre ce que c’était. Mais d’être capable de le voir aujourd’hui, de constater tout le travail de notre équipe, que personne ne peut comprendre, c’est génial. »

Anthony, qui tient à s’impliquer dans la communauté par l’entremise d’évènements comme le Marche-o-thon de samedi, s’est trouvé une demeure à Montréal. Sa femme et sa fille de 5 ans, qui sont restées à Toronto, lui rendront visite tout au long de la saison.

« Ma fille est très emballée de revenir à Montréal, affirme-t-il. Elle veut voir grand-maman et elle aime regarder le basketball. Ses derniers souvenirs de basketball, c’était de me regarder jouer. C’est différent maintenant dans cette situation, mais c’est excitant pour tout le monde. »