Une étude menée à New York conclut que les enfants de familles à faible revenu sont plus susceptibles (+22 % en moyenne) de recevoir un diagnostic d’anxiété ou de dépression lorsqu’ils grandissent dans un quartier qui s’embourgeoise rapidement, plutôt que dans un quartier au portrait économique stable.

Violaine Ballivy Violaine Ballivy
La Presse

Les auteurs de l’étude ont aussi remarqué que ces enfants étaient plus susceptibles d’avoir recours aux services médicaux d’urgence ; il n’y avait pas de différence notable entre les filles et les garçons, ni entre les enfants blancs et les enfants noirs.

Cette anxiété pourrait s’expliquer, selon les chercheurs de l’Université de New York, par le stress des familles à répondre aux exigences économiques ou sociales de la nouvelle réalité du quartier, alors qu’un écart se creuse entre leur pouvoir d’achat et celui des nouveaux arrivants du quartier.

Cette étude a pris en compte la santé des enfants nés dans les quartiers défavorisés de New York entre 2006 et 2008.

Consultez l’étude de l’Université de New York (en anglais) : https://www.healthaffairs.org/doi/pdf/10.1377/hlthaff.2018.05422