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Vacances des Fêtes: établir des règles ou pas?

Le congé des Fêtes est là, toutes les familles avaient hâte de profiter de ce... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

Le congé des Fêtes est là, toutes les familles avaient hâte de profiter de ce moment de repos bien mérité. Plus de devoirs, de routine ni de contraintes... Mais doit-on tout permettre aux enfants durant cette période ? Se coucher tard et manger du sucre à la crème toute la journée ? Conseils de la Dre Johanne Lévesque, neuropsychologue, et de la psychologue Nadia Gagnier pour passer de belles vacances.

Pas de routine contraignante

Ce qui fait du bien en vacances, c'est de ne pas être astreint à une routine rigide. Ne pas courir le matin pour se lever, s'habiller et prendre le petit-déjeuner. « Avoir la liberté de ne rien faire, c'est nécessaire, mais avec une certaine structure, prévient la Dre Johanne Lévesque, neuropsychologue. C'est-à-dire qu'on mange quand même trois fois par jour et qu'il y a une heure de lever et de coucher. La structure peut être décalée, mais on ne veut pas que la routine soit contraignante. Pour les enfants plus anxieux, ils ont besoin d'avoir un cadre pour bien fonctionner, il est préférable, pour eux, de conserver une certaine routine qui va les rassurer. »

Attention aux heures de sommeil !

Le sommeil est primordial pour le bon fonctionnement de nos lobes frontaux. « Ils doivent être en forme, car ils sont responsables entre autres de notre capacité d'autorégulation, c'est-à-dire la gestion de nos émotions, de notre comportement et de notre attention, explique la Dre Lévesque. Quand les enfants sont surexcités, qu'ils pleurent pour rien et qu'ils ne sont pas attentifs, c'est en grande partie en raison des lobes frontaux. Pour qu'ils fonctionnent bien, ils doivent être reposés. » Elle conseille pour les enfants d'âge primaire de 8 à 10 heures de sommeil, pour les adolescents, de 7 à 9 heures, et pour les adultes, de 6 à 8 heures. « Si on se couche plus tard, soit on se lève plus tard ou alors on fait une petite sieste l'après-midi pour récupérer le manque de sommeil, suggère la psychologue Nadia Gagnier. On ne peut pas avoir un déficit de sommeil sans conséquence. »

Des excès... mais avec modération

« L'alimentation inquiète beaucoup les parents. Oui, on fait des excès pendant les Fêtes, mais les parents sont plus soucieux qu'avant de la bonne alimentation familiale. De manière naturelle, au milieu des vacances, on aura envie de manger de la salade et des carottes ! », estime Nadia Gagnier. « On ne va pas exclure les sucreries, sucres à la crème, beignes, gâteaux et chocolats, mais il faut les consommer avec modération, explique pour sa part la Dre Lévesque. Car il y a des différences individuelles entre les membres d'une même famille par rapport au sucre. Tout le monde n'a pas la même réaction physiologique à digérer le sucre, c'est important d'y faire attention et d'adapter sa consommation en conséquence. »

Attention aux écrans !

Avec tout ce temps libre, quoi faire avec les écrans, la télévision et les jeux vidéo ? « Si on permet de jouer sur une période prolongée, il faut être prêt à vivre les conséquences, c'est un choix, prévient la Dre Lévesque. C'est tellement captivant que ça vient chercher la dopamine dans le cerveau des enfants. La dopamine est un messager chimique qui joue un rôle important dans l'attention, le plaisir et la motivation. Lorsque les enfants vont jouer sur une période prolongée aux jeux vidéo, par exemple, une fois que cette dopamine a été utilisée, ça prendra un certain temps au cerveau pour en reproduire. Résultat ? Quand les enfants arrêteront de jouer, ils seront moins attentifs, plus émotifs, voire parfois agressifs, alors il faut être prêt à vivre ça. »

Jouer dehors

Une bonne façon de contrebalancer l'obsession des jeux vidéo, c'est d'aller jouer dehors et de s'activer physiquement. « Ça devrait être l'activité numéro un du temps des Fêtes, car les enfants sont beaucoup enfermés à l'école. Ça va promouvoir la réapparition de la dopamine dans le cerveau. L'autre chose qui est très importante pour le cerveau, c'est l'oxygène ! C'est bien d'en faire le plein et de bouger. Même pour les enfants qui sont plus anxieux de nature, le simple fait de jouer dehors est bienfaisant. »

Découvrir de nouvelles activités

Entre deux partys, il est conseillé d'organiser des activités qu'on ne fait pas normalement et qui permettent des découvertes. « Quand on sort de notre zone habituelle d'activités, ça permet de développer d'autres capacités dans notre cerveau. Le cerveau aime le changement, ça lui fait du bien. C'est stimulant, la nouveauté », explique la Dre Johanne Lévesque.

On oublie la performance

Pour bien profiter des vacances, il faut se donner la permission (et même l'obligation !) de ne pas être dans la performance. « Pour les familles qui sont toujours dans cette tendance très forte de performance, y compris dans leurs vacances, on relaxe, on ne fait pas un concours d'activités ! Pas de concours de tourtières ou des plus beaux cadeaux ou des plus belles dindes ! On se relâche, ça fait du bien », explique la neuropsychologue.

Faire une transition dans les derniers jours

La durée des vacances scolaires est de deux semaines... et le retour à la réalité arrive rapidement ! « Il faut penser que pour revenir à une heure de coucher normale, on y va par tranches de 15-25 minutes, alors si on a dépassé de deux heures l'heure du coucher, ça va prendre 5 à 8 jours. Je conseille de rapidement revenir à une heure de différence avec l'heure normale du coucher, ça simplifie la vie des parents pour un retour à l'école », explique Nadia Gagnier.




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