Ils ont enfilé leurs robes (et costumes), achetés pour un bal qui n’aura pas lieu (en tout cas pas comme prévu), pour marquer le coup, pour nous, malgré tout. Leurs réflexions, tout en beauté.

Texte : Silvia Galipeau Texte : Silvia Galipeau
La Presse

Photos : Marco Campanozzi Photos : Marco Campanozzi
La Presse

  • Maély Raymond et Joémie Raymond
École secondaire d’Oka, Oka
Les jumelles ont acheté leurs robes en juillet dernier, sur la Plaza Saint-Hubert. « Des robes de princesse, c’est l’occasion d’une vie de porter une robe comme ça ! », lance Maély, pour qui la robe symbolise « toutes les épreuves du secondaire, et le début d’un nouveau chapitre ». « Il n’en reste pas gros, faut pas lâcher », renchérit sa jumelle, Joémie, pour qui la robe incarne un gentil rappel : « veut, veut pas, les cours en ligne, c’est pas facile. Mais faut pas lâcher, c’est presque fini ! » sourit-elle.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    Maély Raymond et Joémie Raymond
    École secondaire d’Oka, Oka
    Les jumelles ont acheté leurs robes en juillet dernier, sur la Plaza Saint-Hubert. « Des robes de princesse, c’est l’occasion d’une vie de porter une robe comme ça ! », lance Maély, pour qui la robe symbolise « toutes les épreuves du secondaire, et le début d’un nouveau chapitre ». « Il n’en reste pas gros, faut pas lâcher », renchérit sa jumelle, Joémie, pour qui la robe incarne un gentil rappel : « veut, veut pas, les cours en ligne, c’est pas facile. Mais faut pas lâcher, c’est presque fini ! » sourit-elle.

  • Annie-Claude Labrie
Collège d’Anjou, Anjou
« On n’aura pas le rite de passage que tout le monde a pour clore cette belle aventure-là, déplore la jeune fille. Le bal, c’est un peu l’occasion de se voir tous, tous beaux, une dernière fois. À l’école, on s’entend qu’on n’est pas tous sur notre 31… En plus, moi, j’ai un uniforme. » Sa robe lui avait été prêtée. « Je vais la rendre à mon amie. Je vais l’avoir mise une journée : aujourd’hui… »

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    Annie-Claude Labrie
    Collège d’Anjou, Anjou
    « On n’aura pas le rite de passage que tout le monde a pour clore cette belle aventure-là, déplore la jeune fille. Le bal, c’est un peu l’occasion de se voir tous, tous beaux, une dernière fois. À l’école, on s’entend qu’on n’est pas tous sur notre 31… En plus, moi, j’ai un uniforme. » Sa robe lui avait été prêtée. « Je vais la rendre à mon amie. Je vais l’avoir mise une journée : aujourd’hui… »

  • Laurance Ridard
École Georges-Vanier, Laval
« J’ai porté ma robe une fois, pour aller chercher mes choses à l’école. La mettre aujourd’hui, ça représente surtout la fin de quelque chose, mais on dirait que ce n’est pas aussi symbolique qu’au bal, il manque le côté émotionnel qui vient avec. Pour l’instant, je ne l’ai pas encore assimilée, la fin de l’année. […] Mais disons que ça va être une bonne histoire à raconter. Rendu là, on ne peut plus rien y faire ! », dit la jeune fille avec philosophie.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    Laurance Ridard
    École Georges-Vanier, Laval
    « J’ai porté ma robe une fois, pour aller chercher mes choses à l’école. La mettre aujourd’hui, ça représente surtout la fin de quelque chose, mais on dirait que ce n’est pas aussi symbolique qu’au bal, il manque le côté émotionnel qui vient avec. Pour l’instant, je ne l’ai pas encore assimilée, la fin de l’année. […] Mais disons que ça va être une bonne histoire à raconter. Rendu là, on ne peut plus rien y faire ! », dit la jeune fille avec philosophie.

  • Olivier Renaud
École secondaire des Patriotes, Saint-Eustache
« C’est la première fois que je mets mon costume. Je ne l’avais même pas essayé au complet. Je suis content de le porter une première fois. Il va au moins servir cette année, confie le jeune homme. Le costume, pour moi, ça symbolise tous les efforts qu’on a mis à l’école. […] Même si là, on n’a pas vraiment la récompense attendue, pour tous ces efforts, pour toutes ces années, depuis le primaire. […] Mais il faut voir le bon côté : au moins, j’ai eu une bonne année ! »

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    Olivier Renaud
    École secondaire des Patriotes, Saint-Eustache
    « C’est la première fois que je mets mon costume. Je ne l’avais même pas essayé au complet. Je suis content de le porter une première fois. Il va au moins servir cette année, confie le jeune homme. Le costume, pour moi, ça symbolise tous les efforts qu’on a mis à l’école. […] Même si là, on n’a pas vraiment la récompense attendue, pour tous ces efforts, pour toutes ces années, depuis le primaire. […] Mais il faut voir le bon côté : au moins, j’ai eu une bonne année ! »

  • Élisabeth Séguin
École secondaire Sophie-Barat, Ahuntsic-Cartierville
« On nous a demandé de faire le deuil de l’année sans nous aider. On n’a pas eu le temps de dire bye à nos amis. Alors mettre ma robe, ça me permet de faire le deuil de ces cinq années de secondaire. […] Ça me permet de clore l’année mentalement », raconte la jeune fille, qui a acheté sa robe dès le 4 janvier. « J’avais trop hâte ! »

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    Élisabeth Séguin
    École secondaire Sophie-Barat, Ahuntsic-Cartierville
    « On nous a demandé de faire le deuil de l’année sans nous aider. On n’a pas eu le temps de dire bye à nos amis. Alors mettre ma robe, ça me permet de faire le deuil de ces cinq années de secondaire. […] Ça me permet de clore l’année mentalement », raconte la jeune fille, qui a acheté sa robe dès le 4 janvier. « J’avais trop hâte ! »

  • Elias Barmani
Collège Regina-Assumpta, Ahuntsic
L’avez-vous remarqué ? « Moi, le bleu, c’est une couleur que j’aime beaucoup, c’est vivant ! », confirme le jeune homme, appuyé fièrement sur la voiture de son cousin. « L’enfiler, je sens le fruit de mes cinq ans de travail, après cinq ans en uniforme, on met quelque chose de formel, comme des grands. C’est un pas dans la vie adulte ! » Oubliés, les adolescents, cette année ? « Oui, un peu au début, mais il faut comprendre : c’est pour le bien-être des autres… »

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    Elias Barmani
    Collège Regina-Assumpta, Ahuntsic
    L’avez-vous remarqué ? « Moi, le bleu, c’est une couleur que j’aime beaucoup, c’est vivant ! », confirme le jeune homme, appuyé fièrement sur la voiture de son cousin. « L’enfiler, je sens le fruit de mes cinq ans de travail, après cinq ans en uniforme, on met quelque chose de formel, comme des grands. C’est un pas dans la vie adulte ! » Oubliés, les adolescents, cette année ? « Oui, un peu au début, mais il faut comprendre : c’est pour le bien-être des autres… »

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Note : un gros merci à Annie-Claude Labrie, administratrice du groupe Facebook des Secondaires 5 en quarantaine, pour son aide précieuse dans le recrutement de nos mannequins en herbe et non moins fiers finissants !