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Val-David aura la plus belle épicerie du Québec

L'artiste René Derouin est installé à Val-David depuis 40 ans. Il connaît bien l'épicier du village et était au courant de ses projets d'agrandissement. Il savait aussi que le Metro quitterait possiblement le coeur du village pour s'installer en bordure de l'autoroute, ce qui lui donnait des frissons.

«On a déjà perdu notre église et notre bureau de poste, il fallait qu'on garde notre marché», explique René Derouin. Il a alors eu l'idée folle de faire de l'épicerie une oeuvre in situ qui intégrerait l'environnement. Un «Metro vert» au sens propre du terme. Une oeuvre en mouvement, année après année. Saison après saison. «Il y a beaucoup de bâtiments végétalisées dans le monde, mais celui-là sera unique», dit-il. Le bâtiment sera peint de sept teintes de vert. Au haut de l'immeuble, Derouin installera une murale qu'il créera spécialement sur le thème de l'alimentation. Des plantes grimpantes seront installées autour. Après quelques années, en été, le marché d'alimentation disparaîtra littéralement sous la verdure. La variété choisie devient rouge vin et jaune en automne, pour créer un nouveau tableau. Puis les feuilles tomberont, pour laisser réapparaître l'oeuvre de l'artiste pendant quelques mois.

Les grands marchés d'alimentation ne sont pas reconnus habituellement pour leur architecture audacieuse. Ni même jolie. Comment le marchand a-t-il pu accepter cette idée extravagante et très peu commune?

Le propriétaire de l'épicerie, Jacques Dufresne, est tombé sous le charme. Il a dit oui tout de suite, même si le projet commande des coûts d'installation et, surtout, d'entretien. Rien de pire qu'une oeuvre d'art public laissée à l'abandon. «Nous allons engager un jardinier!» a lancé le propriétaire, selon qui sa bannière, Metro, ne s'est pas opposée au projet puisque l'intérieur de l'épicerie n'est pas du tout touché. Quant à l'artiste, il sera payé pour le travail de réaménagement, mais pas pour l'oeuvre, qui restera sa propriété. «Je le fais pour ma communauté», dit René Derouin. Tant que le bâtiment conservera sa vocation alimentaire, la murale restera. Dans le cas contraire, elle sera remise à Derouin ou à ses héritiers. Et elle ne pourra pas être découpée en morceaux.




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