Quand Marie-Pierre Duclos et Félix Mckoy-Perreault ont emménagé dans ce bungalow de Saint-Bruno-de-Montarville, ils n’avaient que deux enfants. Deux autres se sont ajoutés depuis, rendant l’habitation exiguë pour la famille de six qu’ils sont devenus. Le classique dilemme de vendre ou rénover a été résolu par l’ajout d’un agrandissement où la cuisine est reine.

Valérie Simard
Valérie Simard La Presse

À l’origine, la résidence était un bungalow classique des années 1960. Une maison à demi-niveaux (split level) avec un sous-sol aménagé en partie. Dans une première phase de travaux, les propriétaires l’ont terminé après en avoir extrait la pyrite, et ont ouvert l’une des pièces du rez-de-chaussée. Puis, ils ont ajouté un garage. Et est venu un constat : la maison était devenue trop petite pour répondre aux besoins de la famille dont les enfants sont âgés de 4 à 10 ans. « On s’y est faits pendant six ans, mais là, on était à pleine capacité », souligne Marie-Pierre Duclos.

  • La cuisine et son îlot se trouvent au cœur de la maison.

    PHOTO MAXIME BROUILLET FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

    La cuisine et son îlot se trouvent au cœur de la maison.

  • Dans la cuisine, la priorité a été mise sur le rangement et sur l’îlot central assez grand pour accueillir toute la famille.

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    Dans la cuisine, la priorité a été mise sur le rangement et sur l’îlot central assez grand pour accueillir toute la famille.

  • À la rencontre des deux axes du « L » que forment les armoires, une ouverture pleine hauteur a été glissée pour faire entrer la lumière.

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    À la rencontre des deux axes du « L » que forment les armoires, une ouverture pleine hauteur a été glissée pour faire entrer la lumière.

  • Pour définir les espaces, des cloisons métalliques (claustras) ont été utilisées.

    PHOTO MAXIME BROUILLET FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

    Pour définir les espaces, des cloisons métalliques (claustras) ont été utilisées.

  • Dans la salle à manger, une console intégrée sert de rangement, mais aussi de cachette pour la plomberie.

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    Dans la salle à manger, une console intégrée sert de rangement, mais aussi de cachette pour la plomberie.

  • À l’avant, le boudoir sert aussi de salle de jeux. Une cloison en verre givré le sépare de l’entrée.

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    À l’avant, le boudoir sert aussi de salle de jeux. Une cloison en verre givré le sépare de l’entrée.

  • Un petit coin détente dans le boudoir

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    Un petit coin détente dans le boudoir

  • Pour rendre la circulation plus fluide et s’harmoniser avec le couloir ajouté au sous-sol, le sens de la volée de l’escalier a été inversé.

    PHOTO MAXIME BROUILLET FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

    Pour rendre la circulation plus fluide et s’harmoniser avec le couloir ajouté au sous-sol, le sens de la volée de l’escalier a été inversé.

  • À l’arrière, l’agrandissement, tout en maçonnerie, s’accroche au corps existant.

    PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

    À l’arrière, l’agrandissement, tout en maçonnerie, s’accroche au corps existant.

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Si l’idée de vendre a été sérieusement envisagée, c’est finalement l’agrandissement qui a été privilégié. Un volume mesurant 24 sur 17 pi, allant du sous-sol au rez-de-chaussée, a été ajouté à l’arrière de la maison, permettant de gagner environ 800 pi2. Au premier niveau, le nouvel espace est occupé exclusivement par la cuisine, ouverte sur la salle à manger et le boudoir. Au second, on retrouve la chambre principale et une salle de bain attenante. Au total, on compte maintenant cinq chambres au sous-sol.

« L’objectif était d’ouvrir, mais aussi de sectionner pour ne pas avoir une aire ouverte indéfinie, remarque Étienne Duclos, cofondateur de DESK architectes, un bureau fondé en 2018 à Montréal (il est aussi le frère de Marie-Pierre). C’est l’idée des différents claustras qui viennent créer un certain plan. » Cette démarcation des espaces est aussi accentuée par la surélévation de la cuisine par rapport au reste, une idée qui a été proposée à l’architecte par ses clients et qui était mue par la volonté de pouvoir bénéficier de hauts plafonds aux deux niveaux.

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Marie-Pierre Duclos, propriétaire, en compagnie d’Étienne Duclos, cofondateur de DESK architectes

« Initialement, on voulait creuser le sous-sol davantage et avoir à descendre une marche ou deux pour aller à notre chambre, donc, en haut, on aurait pu avoir un niveau continu, explique Marie-Pierre Duclos. Mais ça augmentait de beaucoup la facture. En y repensant, j’aimais beaucoup les grandes marches pour aller dans la salle à manger. C’est quelque chose qu’on avait dans notre maison d’enfance. J’adore le split. Je trouve que ça délimite bien. Ça donne un autre look. »

Baignée d’une lumière douce venant surtout du nord, la cuisine est ainsi devenue le point focal du projet. « Ça a eu pour effet de la mettre en scène », constate Étienne Duclos. C’est aussi l’endroit où la famille se retrouve le plus souvent. Pour accueillir tous ses membres, un imposant îlot central long de 12 pi a été installé. Primordiale pour les propriétaires, sa taille a défini celle de l’agrandissement.

Agrandir sans dénaturer

Lorsque le couple a acheté la maison, ce fut après maintes autres visites. Pas question de dénaturer celle qui les avait conquis. L’idée d’ajouter une boîte très contemporaine qui marque une rupture avec le bâtiment existant n’a pas été considérée. « La maison a un charme naturel, note l’architecte. On voulait être discrets et respecter ce qu’on avait entre les mains sans rien dénaturer. On souhaitait aussi respecter le cadre bâti environnant puisque toute la rue est faite de ce style-là. »

  • Construite dans les années 1960, la maison revêt le style classique de l’époque.

    PHOTO FOURNIE PAR MAXIME BROUILLET

    Construite dans les années 1960, la maison revêt le style classique de l’époque.

  • Le rez-de-chaussée de la maison, avant sa transformation

    PHOTO FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

    Le rez-de-chaussée de la maison, avant sa transformation

  • La cuisine, sans garde-manger, manquait de rangement.

    PHOTO FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

    La cuisine, sans garde-manger, manquait de rangement.

  • La façade arrière de la maison avant l’agrandissement. Le nouveau volume a été ajouté à gauche.

    PHOTO FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

    La façade arrière de la maison avant l’agrandissement. Le nouveau volume a été ajouté à gauche.

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Pour l’intérieur, il y avait aussi ce désir de ne pas être en rupture avec l’esprit des années 1960, l’époque de la construction. La teinte choisie pour le bois est celle des planchers existants. La pente originale du toit a aussi été recréée. « On est tombés sous le charme de cette pente assez douce, dit Étienne Duclos. On ne voulait pas faire un toit plat. C’était l’idée de s’intégrer à l’existant. »

Réalisé en autoconstruction — les propriétaires ont assuré la coordination des travaux –, le projet s’est terminé juste avant le déclenchement de la pandémie. Un soulagement pour la famille qui a pu éviter les retards dus à cet évènement et profiter de son nouveau grand chez-soi pendant le confinement.

Consultez le site de DESK architectes
  • Réalisation des travaux : 2019-2020
  • Budget : 200 000 $
  • Collaborateur : Meuble Architectural M. Lambert