Après les minimaisons, voici les microrefuges. Le parc régional du Poisson blanc, dans les Laurentides, a demandé aux architectes de L'Abri de construire une petite cabane pour amateurs de glamping. Le tour en images.

Mis à jour le 7 avr. 2019
SOPHIE OUIMET LA PRESSE

La réinterprétation d'un classique

Pour imaginer leur prototype, les architectes de L'Abri ont voulu réinterpréter les chalets A-frame, popularisés dans les années 50. Mais au lieu de reproduire la forme triangulaire complète, ils ont plutôt décidé de faire les choses à moitié... dans le bon sens du terme ! Le demi-triangle permet d'avoir une terrasse couverte d'un côté et, de l'autre, de ranger le bois de chauffage sous le toit en pente, explique l'architecte Francis Labrecque, qui a travaillé sur le projet.

Maximiser les pieds carrés

Le refuge est tout petit (moins de 150 pi2), mais si bien aménagé qu'on ne s'y sent pas à l'étroit. Jusqu'à quatre personnes peuvent y dormir, puisqu'on peut descendre la table au même niveau que les deux banquettes pour créer une plateforme, où l'on dépose un matelas. Quant au lit principal, il est suspendu en mezzanine et on y accède au moyen d'une échelle.

Fenêtre sur le paysage

PHOTO JACK JÉRÔME, FOURNIE PAR L'ABRI

Le lit principal est suspendu en mezzanine. On y accède au moyen d'une échelle.

L'intérieur comme l'extérieur du refuge sont faits de bois, mais on trouve aussi des touches de noir, notamment dans la cuisine. Aussi, le mur qui entoure la grande fenêtre est peint en noir, ce qui met en valeur le paysage, souligne l'architecte. Par ailleurs, le refuge est pourvu d'une petite cuisinette, et on peut aussi cuisiner sur le poêle à bois !

Dormir dans les airs

PHOTO JACK JÉRÔME, FOURNIE PAR L'ABRI

Le mur qui entoure la grande fenêtre est peint en noir, ce qui met en valeur le paysage.

Le lit est suspendu au plafond par des tiges d'acier. Il est pourvu d'un matelas supplémentaire, qu'on peut descendre à l'étage inférieur si des gens dorment en bas. Le fait qu'il soit perché dans les airs garantit de l'intimité aux occupants.

Construire sur place

PHOTO JACK JÉRÔME, FOURNIE PAR L'ABRI

Le lit est suspendu au plafond par des tiges d'acier.

Les architectes ont construit eux-mêmes le refuge, l'été dernier, en quelques semaines. Le fait d'être sur place leur a permis de procéder à quelques ajustements. « Il n'y a pas eu de changements majeurs dans les plans, mais puisque c'était nous qui construisions, on a eu l'occasion de rajouter des crochets, par exemple, ou des bacs de rangement qui n'étaient pas nécessairement prévus », précise Francis Labrecque.

Vue aérienne

PHOTO RONNY LEBRUN (CONTENT CONTENT), FOURNIE PAR L'ABRI

Les architectes ont construit eux-mêmes le refuge, l'été dernier, en quelques semaines.

Le parc régional du Poisson blanc est surtout connu pour son immense réservoir, où se trouvent un chapelet d'îles que les gens peuvent louer pour camper le temps d'un week-end. Ce refuge, toutefois, n'est pas situé dans une des îles, mais plutôt à distance de marche de l'accueil. À noter que le chalet n'est pas encore offert à la location, mais devrait l'être sous peu !

PHOTO FOURNIE PAR L'ABRI

Le refuge n'est pas situé dans une des îles du parc régional du Poisson blanc, mais plutôt à distance de marche de l'accueil.