C’est un établissement de Québec, le Battuto, qui a été couronné Restaurant de l’année au terme d’un gala festif animé par Christian Bégin à la Gare Windsor, lundi soir, pour la remise des prix des Lauriers de la gastronomie québécoise.

Publié le 20 juin
Iris Gagnon-Paradis
Iris Gagnon-Paradis La Presse

Toute l’industrie de la restauration était réunie dans la lumineuse Salle des Pas perdus de la Gare Windsor pour cette quatrième édition de l’évènement fondé par Christine Plante. Le gala, encore et toujours animé par Christian Bégin, a récompensé les gagnants dans les 16 catégories.

  • Paul Croteau et Guillaume St-Pierre, co-propriétaires du Battuto avec le sommelier Pascal Bussières (absent de la photo).

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, LA PRESSE

    Paul Croteau et Guillaume St-Pierre, co-propriétaires du Battuto avec le sommelier Pascal Bussières (absent de la photo).

  • Simon Mathys a été élu Chef de l’année.

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, LA PRESSE

    Simon Mathys a été élu Chef de l’année.

  • Dominic Labelle, Révélation de l’année.

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, LA PRESSE

    Dominic Labelle, Révélation de l’année.

1/3
  •  
  •  
  •  

Battuto a remporté le prestigieux prix du Restaurant de l’année. Le restaurant de Québec a été finaliste dans chaque édition des Lauriers et c’était enfin son tour de remporter le trophée. Il sera sans aucun doute encore plus ardu de trouver une place dans le minuscule restaurant d’inspiration italienne, mais la terrasse est sans réservation, nous glisse-t-on à l’oreille.

Simon Mathys, qui a ouvert le Restaurant Mastard en pleine pandémie en 2020, a séduit la bridage et le jury, présidé cette année par Marc-André Jetté, avec sa fine cuisine locavore. Le nouveau chef de l’année, visiblement sous le choc mais aussi très heureux, n’avait que des louanges à lancer à son équipe de grand talent sans qui rien de tout cela n’aurait été possible.

La course dans la catégorie Révélation de l’année était relevée pour cette édition, avec la présence des restaurants montréalais Knuckles, La Franquette, Salle Climatisée et de la chef Emmy Plante (participante aux Chefs !). C’est finalement le chef et agriculteur Dominic Labelle qui s’est démarqué avec son projet de table champêtre Parcelles.

Des artisans établis récompensés

  • Les boulangers Seth Gabrielse et Julien Roy (à droite) d’Automne Boulangerie, accompagné de Quentin Lamensch, associé.

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, LA PRESSE

    Les boulangers Seth Gabrielse et Julien Roy (à droite) d’Automne Boulangerie, accompagné de Quentin Lamensch, associé.

  • Chloé Migneault-Lecavalier, cheffe pâtissière de l’année.

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, LA PRESSE

    Chloé Migneault-Lecavalier, cheffe pâtissière de l’année.

  • Chloé Gervais-Fredette, artisane de l’année.

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, LA PRESSE

    Chloé Gervais-Fredette, artisane de l’année.

1/3
  •  
  •  
  •  

Voià un autre duo qui a été été finaliste dans toutes les éditions des Lauriers sans jamais rafler le prix de Boulangers de l’année : Seth Gabrielse et Julien Roy ont à juste titre été reconnus pour leur travail à la Boulangerie Automne. « On sentait que c’était notre tour ! On est surtout content pour notre équipe qui s’est vraiment démarquée cette année », remarque Julien Roy.

Les magnifiques créations de la chef pâtissière et chocolatière Chloé Migneault-Lecavalier de Lecavalier Petrone ont tiré leur épingle du jeu. L’entreprise était aussi finaliste dans la catégorie Artisa. n. es de l’année. « Je suis tellement contente, ça me touche énormément », a lancé la cheffe pâtissière de l’année, dont les affaires ont explosé durant la pandémie.

C’est d’ailleurs une autre chocolatière, Chloé Gervais-Fredette qui s’est démarquée dans cette catégorie avec son entreprise Les Chocolats de Chloé, où elle avait déjà été finaliste en 2019. Une très belle reconnaissance pour celle qui roule sa bosse depuis longtemps : elle a ouvert sa petite boutique sur Duluth en 2003. « Je n’ai jamais eu d’idée de grandeur ! Pour moi l’important c’est ma petite équipe, garder la qualité et les relations humaines ! »

Du côté des Producteurs de l’année, Porc de Beaurivage, qui était finaliste pour la deuxième fois dans cette catégorie, est reparti avec les grands honneurs.

À boire !

PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, LA PRESSE

Claudia Doyon.

Finaliste également l’an dernier, Claudia Doyon, de la Distillerie de la chaufferie, à Granby, a finalement mis la main sur le prix de Mixologue ou bartender de l’année. « Cette vague d’amour me montre qu’on est sur la bonne voie au Québec. Tous ces chefs qui ont travaillé le boréal ont mis la charpente, on est en train de lever les murs ! »

Pier-Alexis Soulière, couronné Meilleur sommelier des Amériques en 2018 et sommelier au Clan, restaurant du chef Stéphane Modat, a remporté le titre de Sommelier de l’année. Dans la catégorie de Producteurs de boissons de l’année, la réputée distillerie Menaud, à Clermont, a mis la main sur le prix convoité.

Pierre Julien, du restaurant Graziella, a de son côté remporté le Prix du meilleur service. Et c’est le restaurant L’Express, fondé en 1980, qui a reçu le Prix hommage. « On est des gens de théâtre, tout est parti d’un scénario. Oui c’est un bistro européen, mais on a toujours été profondément montréalais », a résumé un des fondateurs Pierre Villeneuve.

Le Québec dans l’assiette

  • Ariane Paré-Le Gal, accompagnée de son conjoint Pascal Benaksas-Couture, a dédié le prix à son père, Gérard Le Gal.

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, LA PRESSE

    Ariane Paré-Le Gal, accompagnée de son conjoint Pascal Benaksas-Couture, a dédié le prix à son père, Gérard Le Gal.

  • Geneviève Vézina-Montplaisir et Véronique Lavoie, deux des fondatrices de Caribou.

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, LA PRESSE

    Geneviève Vézina-Montplaisir et Véronique Lavoie, deux des fondatrices de Caribou.

  • Adelle Tarzibachi et Geneviève Comeau des Filles Fattoush.

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, LA PRESSE

    Adelle Tarzibachi et Geneviève Comeau des Filles Fattoush.

1/3
  •  
  •  
  •  

La cueillette de produits sauvages a plus que jamais la cote au Québec et c’est sans contredit grâce à l’apport immense de l’entreprise Gourmet Sauvage, à Mont-Blanc. Cette dernière a remporté le Prix du tourisme gastronomique, que Ariane Paré-Le Gal a dédié à son père, Gérard Le Gal, qui a fondé l’entreprise il y a aujourd’hui 30 ans et pavé la voie à l’industrie du sauvage.

Caribou a reçu le Prix du rayonnement de la culture culinaire. Le média a su tirer son épingle du jeu depuis le lancement du premier numéro en octobre 2014. « On a vraiment été bien accueilli par l’industrie, qui a été la première à croire à Caribou », a réagi Geneviève Vézina-Montplaisir, une des cofondatrices.

Fondée par Adelle Tarzibachi en 2017 afin d’offrir une opportunité d’emploi aux femmes syriennes nouvellement arrivées au pays, Les Filles Fattoush ont remporté le Prix d’entreprise de l’année.

Cuisine, Cinéma & Confidences, un évènement hybride qui a lieu dans Charlevoix chaque automne, a été nommé Évènement de l’année.

Faudrait-il renommer le Laurier du public « Laurier de Ricardo » ? Hé oui, le populaire cuisinier a encore une fois remporté ce prix, un règne incontesté depuis la toute première édition des Lauriers, en 2018.

Consultez le site des Lauriers de la gastronomie québécoise