Alors que la fermeture des salles à manger des restaurants se prolonge dans la région de Montréal, nos critiques vous présentent les meilleures options de plats à emporter en ville. Aujourd’hui : Sumac.

Marie-Claude Lortie Marie-Claude Lortie
La Presse

Le projet

Si on me demandait de nommer mes plats montréalais préférés, la salade cuite du Sumac serait bien haut sur la liste. Non seulement ce mijoté concentré de tomates et de poivrons est-il incroyablement savoureux et réconfortant, mais en plus il évoque chez moi mille souvenirs à la Proust : de belles années d’université et d’amitié où j’étais toujours réfugiée chez une famille d’origine marocaine dans laquelle ce plat occupait une place constante à la table. La salade cuite fut mon introduction à la cuisine moyen-orientale, il y a quelques décennies, et la retrouver chez Sumac est chaque fois un bonheur. Fondé il y a sept ans par la chef Raquel Zagury et David Bloom, ce restaurant est une valeur sûre, maintenant une institution du Saint-Henri nouveau. On y sert de la cuisine israélienne, donc un carrefour d’influences du pourtour de la Méditerranée. On pense au Liban, à la Syrie, au Maroc, en dégustant autant des falafels que du poulet grillé ou des keftas, du bœuf haché en boulettes épicées. J’y ai commandé différents plats à deux reprises récemment et je suis heureuse d’être allée chercher ma seconde livraison moi-même sur place, pour entrer dans le joli espace, découvrir une petite épicerie de produits israéliens – dont des chips au beurre d’arachides – et humer les parfums réconfortants provenant de la cuisine. J’ai plongé instantanément dans des souvenirs de voyage, portée par cette cuisine aux nombreuses subtilités.

  • Poulet shawarma

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

    Poulet shawarma

  • Falafels

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

    Falafels

  • Salade de betteraves

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

    Salade de betteraves

  • Poulet shawarma et pita

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

    Poulet shawarma et pita

  • Carottes épicées

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

    Carottes épicées

  • David Bloom, copropriétaire du Sumac

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

    David Bloom, copropriétaire du Sumac

  • Le Sumac est une institution du Saint-Henri nouveau.

    PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

    Le Sumac est une institution du Saint-Henri nouveau.

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On mange

Tout est bon sur ce menu, en commençant bien sûr par la salade cuite, un mijoté de tomates et de poivron grillé, et les pains pitas maison, qui servent de véhicules chauds, frais, charnus, doux, juste assez rebondissants sous la dent à cette salade et à toutes les autres. À eux seuls, ces deux éléments de la carte valent le détour. Mais il y a plus ! La salade de fenouil et chou-fleur cru, par exemple, liée par du tahini, délicatement acidulée au zaatar. Ou encore la salade de betteraves crues aussi, adoucie et liée par une sauce à la coriandre, au cumin, à la mélasse de grenade, et ponctuée, pour l’acidité et le piquant, par quelques morceaux de navet marinés et des oignons verts. Les carottes épicées, avec raisins de Corinthe, citron confit, oignons verts et cumin, juste assez croquantes, remplissent aussi leur mission épicée, vitaminée. Le menu est vraiment une mine d’or pour les végétariens, qui pourront se régaler de falafels aussi, ces boulettes épicées faites à base de pois chiches. Mais il y a également les keftas cuites, donc des boulettes de bœuf haché épicé, ou encore du poulet en shawarma. Pour le dessert, il faut essayer le très riche brownie au Nutella et au halva – un dessert moyen-oriental à base de tahini – ou alors le flan au sirop à la rose, avec pistaches et noix de coco, qui n’a rien de léger, mais tout de très parfumé. À partager, comme tous les autres plats d’ailleurs. Tout en restant dans sa bulle, bien évidemment.

À boire

La maison propose toutes sortes de bouteilles de vin de petits producteurs, dont certains travaillent en bio. Quand nous sommes passés, il y avait notamment un cidre du Pays basque, un vin d’Anjou et un autre de la Vénétie, à 38 $. La liste est courte, mais fort sympathique. On peut aussi acheter des boissons fraîches.

À savoir

On peut faire livrer ou aller chercher son repas sur place. Les plats vont de 5 $ à 20 $ et sont à partager pour la plupart. Fermé le weekend.

Sumac
3618, rue Notre-Dame Ouest
Montréal
514 935-1444
Consultez le site de Sumac