Nombreux sont les projets en restauration qui ont été chamboulés par l’arrivée de la pandémie. Parmi ceux-ci, celui du chef Alex Cohen et de Raegan Steinberg Cohen, connus pour avoir ouvert, dans Saint-Henri, le désormais incontournable Arthurs Nosh Bar.

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

Avec l’Evalina’s, le couple voulait cette fois proposer une cuisine métissée, inspirée du Moyen-Orient, mais aussi des parfums de l’Amérique latine, deux parties du monde qui ont beaucoup plus d’affinités qu’on ne pourrait le penser de prime abord, remarque le chef Cohen, joint au téléphone. L’établissement devait ouvrir juste avant l’été 2020, mais c’était compter sans l’arrivée de la COVID-19. « Nous avions investi tellement d’argent, et nous n’avions droit à aucune aide gouvernementale puisque le restaurant n’était pas ouvert avant la pandémie », déplore le chef.

C’est alors que l’équipe a décidé de créer temporairement un tout autre concept dans l’espace, et de là est né le Bucky Rooster’s, un restaurant de poulet frit qui garde un peu de l’ADN de l’Evalina’s. « Nous avons travaillé avec des épices, des saveurs un peu différentes, qui puisent autant dans les saveurs perses que sud-américaines. C’est différent, mais subtil, mais on ne peut pas mettre nécessairement le doigt dessus », détaille-t-il, évoquant notamment une sauce brune de style « mole », fort intrigante.

Ouvert à la fin de l’été rue Notre-Dame Ouest, l’endroit connaît un grand succès. L’équipe mise sur la qualité avant tout : le poulet est bio (Ferme des Voltigeurs), toujours frais, et tout est fait maison : le poulet frit sur os, les doigts de poulet ou encore le poulet pané dans les sandwichs ont tous des marinades et des panures différentes. Nachos, macaronis au fromage, salades vertes vitaminées et de populaires tartes (à la pointe ou entières) sont aussi de la partie. Autre fait à noter : les prix affichés comprennent les taxes et le pourboire, les propriétaires jugeant important de pouvoir rémunérer leurs employés de façon convenable durant cette période où réussir à garder son personnel est vital pour les établissements.

Si le projet de l’Evalina’s demeure dans les cartons, le Bucky Rooster’s est là pour de bon, pas de doute, car le modèle d’affaires, constate le copropriétaire, fonctionne. Pour en profiter, on commande du mercredi au dimanche en ligne pour cueillette sur place, ou en passant par DoorDash ou Uber Eats pour la livraison.

3981, rue Notre-Dame Ouest

> Consultez le site du Bucky Rooster's