Puisque se réinventer est désormais le mot d’ordre de cette pandémie, de nombreux restaurants le font en imaginant des formules à emporter pour garder leur entreprise à flot durant la fermeture des salles, annoncée jusqu’au 28 octobre pour l’instant.

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

Le 212, tout nouvel établissement qui venait de voir le jour dans le Vieux-Montréal (dans l’ancien local du restaurant Accords), du chef Pat Marion, vient de lancer cette semaine Wren’s, un concept éphémère nommé en l’honneur de la petite fille de celui-ci, qui a deux ans et demi.

Comme les assiettes travaillées et raffinées du 212 se prêtaient mal au concept à emporter, l’équipe en place — le chef et ses partenaires Brooke Walsh et Trevor Coulton — ont eu l’idée d’un menu casse-croûte constitué de burgers, hot-dogs, frites, poutines et quelques salades et desserts. « Nous voulons proposer de la nourriture que tout le monde aime et veut manger, réconfortante en cette période de stress », résume Brooke Walsh.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

On peut garnir les frites coupées à la main d’un mélange de fromage Louis d’or, d’herbes fraîches et d’huile de cèpes.

Le burger classique, avec la sauce Wren’s maison, est exécuté de façon irréprochable. La version végétarienne plaira assurément avec sa galette à base de farine de pois jaune agrémentée d’aïoli d’herbes fraîches, de fromage de chèvre et de légumes du moment. Le hot-dog « Montréalais », surmonté d’une salade de chou avec du céleri-rave et une sauce « secrète » à la moutarde, est une belle réinterprétation de ce classique.

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Un aperçu du menu d’inspiration casse-croûte proposé par le Wren’s.

On dit casse-croûte, mais le menu est mitonné avec le même souci de qualité qu’au 212 et un esprit locavore assumé, pierre d’assise de l’approche de Marion en cuisine, connu pour avoir officié dans des restaurants courus d’Ottawa (Fauna, Bar Laurel), avant de prendre Montréal comme maison. « Il n’y a pas que les restaurants qui sont en difficulté, tous les artisans, les petits fermiers… Je veux les aider du mieux que je peux en m’approvisionnant le plus localement possible », dit le chef.

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Le chef Pat Marion offre la même philosophie locavore et le souci de la qualité chez Wren’s qu’au 212.

Par exemple, celui qui se dit passionné de boulangerie fait lui-même ses « buns » de pain brioché au levain frais du jour et utilise de la viande de bœuf canadienne AAA. Ses frites maison, coupées à la main, peuvent venir, en extra, parsemées de fromage Louis d’or râpé, d’huile de cèpes (faite maison) et d’herbes fraîches. Délicieux !

Du mercredi au dimanche, commande directement sur place ou par téléphone, livraison par Uber Eats bientôt proposée.

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Le hot-dog « Montréalais » vient avec une sauce moutarde secrète et est surmonté d’une rémoulade de chou et céleri-rave.

212, rue Notre-Dame Ouest, Montréal

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