Voilà 20 ans qu’Éric Gonzalez vit au Québec. On l’a vu passer par de nombreux restaurants, comme Chez Laloux et L’Auberge Saint-Gabriel.

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

Ces dernières années, il est vrai qu’il a beaucoup bougé, passant brièvement par Les Enfants Terribles avant de prendre les rênes de l’Atelier Joël Robuchon au Casino de Montréal, où il a officié trois ans, avant d’atterrir au restaurant de l’hôtel Saint-James au printemps 2019.

Cela dit, le réputé chef se défend d’avoir « la bougeotte » : des concours des circonstances, mais aussi le fait qu’il tient plus que tout à « se respecter », lui ont fait prendre ces décisions.

PHOTO MATHIEU LÉVESQUE, FOURNIE PAR STONEHAVEN LE MANOIR

Officiant dans la cuisine depuis la mi-juillet, Éric Gonzalez amène avec lui sa signature, en faisant briller les meilleurs produits, majoritairement locaux, et en réfléchissant à un menu axé sur la créativité et le savoir-faire.

Parlant de concours de circonstances, il était bien installé afin de redonner ses lettres de noblesse au restaurant de l’hôtel Saint-James, alors qu’il mettait lentement en place un nouveau menu et une nouvelle équipe, lorsque la pandémie a frappé. L’endroit, majoritairement fréquenté par une clientèle internationale, a fermé et n’a toujours pas rouvert.

Après quelques mois à se tourner les pouces, il a décidé d’accepter l’offre du StoneHaven Le Manoir, un magnifique hôtel ouvert au cœur des Laurentides l’an dernier dans un bâtiment patrimonial restauré, afin de prendre les commandes de la cuisine du restaurant. Un choix qui s’est fait naturellement puisqu’il avait déjà agi à titre de chef consultant en amont de l’ouverture de l’endroit, et que, ces temps-ci, ce sont plutôt les hôtels hors de la métropole qui ont la cote. « C’est vraiment un endroit magnifique, qui mérite d’être connu », dit M. Gonzalez en parlant de son nouveau lieu de travail, à Sainte-Agathe-des-Monts.

PHOTO MATHIEU LÉVESQUE, FOURNIE PAR STONEHAVEN LE MANOIR

Une autre création d’Éric Gonzalez

Officiant dans la cuisine depuis la mi-juillet, il amène avec lui sa signature, en faisant briller les meilleurs produits, majoritairement locaux, et en réfléchissant à un menu axé sur la créativité et le savoir-faire. « Même si on est dans les Laurentides, je veux que, dans l’assiette, les gens se sentent comme s’ils étaient à Montréal », explique-t-il. Il caresse le projet d’être « auto-indépendant » en mettant sur place, l’année prochaine, un grand potager. « Ce sera vraiment du potager à la table du restaurant, directement ! », s’enthousiasme-t-il.

Si le restaurant accueille bien sûr les clients de l’hôtel, il est également ouvert au public, alors que la salle, en mode « distanciation physique », peut accueillir un maximum de 40 personnes.

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