(New York) Pour protéger l’environnement, Burger King s’est donné une nouvelle mission : limiter le méthane rejeté par les flatulences et rots des vaches fournissant la viande de ses célèbres sandwiches Whopper en ajustant leur régime alimentaire.

Agence France-Presse

Selon des tests préliminaires, ajouter 100 grammes de feuilles de citronnelle à l’alimentation habituelle des ruminants à la fin de leur existence les aide à mieux digérer, assure le groupe dans un communiqué mardi.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont modifié le régime de vaches pendant les quatre derniers mois de leur vie et celles ayant bénéficié de cette expérience ont, sur les trois à quatre derniers mois, rejeté 33 % en moins de méthane, un gaz participant à l’effet de serre, que leurs consœurs n’ayant pas changé de nourriture.

Les amateurs curieux de déguster un hamburger conçu avec un steak provenant d’une de ces vaches devront se rendre à partir de mardi dans un des restaurants de la chaîne à Miami, New York, Austin, Portland ou Los Angeles.

Mais Burger King, qui s’est associée à deux chercheurs pour mener cette expérience, espère inspirer d’autres organisations et a mis les conclusions de l’étude à la disposition de tous.

« Si tout le secteur, depuis les agriculteurs jusqu’aux distributeurs de viande, en passant par les autres marques, nous rejoint, nous pouvons étendre cette expérience à grande échelle et collectivement aider à réduire les émissions de méthane qui ont un rôle dans le changement climatique », assure le groupe.

Pour répondre à la demande de certains clients de plus en plus soucieux de respecter l’environnement en limitant leur consommation de viande, Burger King avait déjà été l’une des premières grandes chaînes à proposer une version végétarienne de son hamburger phare au printemps 2019.