Un trio de vins rouges, issus de cépages et de régions classiques, pour faire ses classes. Un gamay du Beaujolais, un merlot de Saint-Émilion et un grenache de la vallée du Rhône, à déguster côte à côte pour comparer les différences d’arômes, de corps, d’acidité, de tanins. Les trois vins se conserveront très bien deux ou trois jours une fois ouverts. Replacez simplement le bouchon et gardez-les au frigo ou dans une cave fraîche.

Véronique Rivest Véronique Rivest
Sommelière, collaboratrice invitée

Savoureux et gourmand Beaujolais

Le caractère très fruité, parfois un peu bonbon, de nombreux Beaujolais vient en partie d’une technique de vinification appelée la macération carbonique. Jean-Paul Brun préfère des vinifications traditionnelles, qui, à ses yeux, apportent plus de profondeur et de complexité au vin. Chose certaine : ses vins sont toujours délicieux. On a ici les arômes de fruits rouges qu’on associe au gamay — griotte, gadelle, framboise —, mais aussi des notes de terre fraîche et de sous-bois. Léger, mais avec de la tenue et une matière mûre, très frais (donc une acidité plutôt élevée), avec des tanins légers, très fins et une longue finale sur une impression caillouteuse. Ce vin sera délicieux légèrement rafraîchi à l’apéro, avec des charcuteries, un poulet rôti, un tartare, un risotto aux champignons ou aux betteraves.

Jean-Paul Brun L’Ancien Beaujolais 2019, 20,70 $ (10368221), 12,5 %.

Garde : de 3 à 5 ans.

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Saint-Émilion classique

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Jean-Pierre Moueix Saint-Émilion 2016

Un exemple très classique de Saint-Émilion, cette cuvée est un assemblage de 85 % de merlot et de 15 % de cabernet franc. Le nez est un peu plus retenu, plus discret, avec des notes de fruits rouges et noirs, framboises et cassis, un peu de cacao, et ce que j’appelle un végétal noble, des notes de cèdre, de feuilles de tabac. Un peu plus corpulent que le précédent, mais très élégant, avec une acidité fraîche, et des tanins plus appuyés, au grain très fin. Très harmonieux, ce vin s’étire sur une longue finale toute en finesse. Et bravo pour la bouteille simple et légère : ce n’est pas l’habit qui fait le moine ! À déguster à table, avec une entrecôte à la bordelaise, un poulet aux champignons, un hachis parmentier au canard.

Jean-Pierre Moueix Saint-Émilion 2016, 24,95 $ (14204565), 14 %.

Garde : de 3 à 5 ans.

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Excellent rapport qualité-prix pour la table

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Château de Nages Vieilles Vignes Costières de Nîmes 2017

À cheval entre le Languedoc et la vallée du Rhône, les Costières de Nîmes se rattachent à cette dernière par ses terroirs et son encépagement. Les vins du Château de Nages sont non seulement parmi les meilleurs de la région, mais ils offrent aussi toujours un excellent rapport qualité-prix. Celui-ci exhibe toute la richesse et l’exubérance du grenache sous un climat méditerranéen. Assemblé à 25 % de syrah et à 5 % de carignan, ce vin offre un nez tout en fruit, aux accents de kirsch, de liqueur de mûres et de noyaux de cerise, avec des notes de poivre et d’anis. La bouche, opulente et puissante, est souple (l’acidité est plus faible), mais équilibrée, avec des notes de garrigue et des tanins enrobés par toute cette matière fruitée. Définitivement pour la table, ce vin accompagnera un magret de canard aux épices ou aux mûres, un gigot d’agneau, un couscous.

Château de Nages Vieilles Vignes Costières de Nîmes 2017, 19,05 $ (12268231), 14,5 %, bio.

Garde : de 4 à 6 ans.

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