Au moment où les ventes de vins du Québec connaissent une hausse sans précédent, certains vignerons de la province ont frôlé la catastrophe la semaine dernière.

Karyne Duplessis Piché Karyne Duplessis Piché
Spécialiste en vin, collaboratrice invitée

Le mercure s’est approché du point de congélation dans les nuits du 31 mai et du 1er juin dans certaines régions, menaçant ainsi de geler les pousses de la future récolte.

La majorité des producteurs l’ont échappé belle, mais pas Richard Small. Vigneron dans Chaudière-Appalaches, il a perdu 80 % de sa future récolte.

« J’avais estimé qu’il faudrait allumer 600 feux entre les vignes pour éviter le gel, explique-t-il. Je n’avais ni le temps ni les ressources pour allumer autant de feux. J’ai espéré qu’on passerait au travers, mais ça a été fatal. »

Ce n’est pas la première fois qu’un gel aussi tardif frappe le Québec. Pionnier de la viticulture québécoise, Charles-Henri de Coussergues se souvient d’avoir lui aussi perdu sa récolte au début de juin en 1986.

Richard Small est l’un des rares à commercialiser des vins certifiés biologiques au Québec. Par chance, son domaine familial produit également du sirop de bouleau, une rareté dont raffolent les chefs, ainsi que du sirop d’érable. Il vient d’ailleurs de lancer un acérum, un alcool à base d’érable. Il s’agit du premier spiritueux certifié biologique au Québec. L’acérum est en vente au domaine ou sur son site web.