On encourage la consommation de vins sains et naturels, mais il est difficile pour le consommateur de s’y retrouver en se fiant seulement aux étiquettes. D’autant plus que plusieurs producteurs abusent aussi des mots « nature » et « naturel » dans leur marketing… alors que beaucoup de vignerons travaillent avec un énorme respect pour l’environnement sans toutefois détenir de certification biologique. Et une telle mention ne garantit pas que le vin est bon ! Renseignez-vous bien, fiez-vous à des experts en qui vous avez confiance et n’oubliez pas : acheter, c’est voter.

Véronique Rivest Véronique Rivest
Sommelière, collaboratrice invitée

Un joli fruit de la biodynamie

La famille Michlits exploite une ferme intergénérationnelle où elle applique les principes de la biodynamie à toutes les cultures — on y cultive beaucoup plus que la vigne ! Ses vins font tous preuve d’une grande pureté. Celui-ci offre une matière surprenante pour un vin qui ne titre que 11 %. Il fait aussi preuve de complexité, mais surtout, d’harmonie et de vitalité. Très aromatique, avec des notes d’épices, d’herbes, d’agrumes et de poire. La bouche est ample et le fruit semble enrober le palais avec ses saveurs de poire, de mirabelle, d’abricot, rehaussées de notes épicées. Délicieux à l’apéro, avec des poissons frits, des plats où brillent les légumes verts.

Garde : de 3 à 6 ans.

Meinklang Grüner Veltliner Burgenland 2018, 18,85 $ (13631071), 11 %, biologique.

Consultez la fiche de la SAQ : https://www.saq.com/page/fr/saqcom/vin-blanc/meinklang-gruner-veltliner-2018/13631071

Un bijou pour les geeks du vin

PHOTO FOURNIE PAR LA SAQ

Bodega Marañones Picarana Vino de Madrid 2018

Issu de vignes cultivées en bio dans les collines à l’ouest de Madrid, élaboré avec le cépage albillo : voici un bijou pour les geeks du vin. Ce cépage ancien, originaire de Castille-et-León et presque exclusivement cultivé là-bas, est encore source de confusion. Plusieurs cépages différents portent ce nom. À ce jour, on a identifié l’albillo mayor et l’albillo real. Ce vin est issu du dernier. Peu aromatique, avec un peu de fruits à noyau, de poire, d’amande et d’épices, c’est en bouche qu’il s’exprime avec une texture grasse. Rond et caressant, mais avec de la tension et du grain. Il me rappelle tantôt un chardonnay bourguignon, tantôt un grenache blanc du Midi. À déguster avec un poisson en sauce, des ris de veau, un gratin de chou-fleur, un poulet rôti.

Garde : de 6 à 8 ans.

Bodega Marañones Picarana Vino de Madrid 2018, 26,15 $ (13206841), 13 %.

Consultez la fiche de la SAQ : https://www.saq.com/page/fr/saqcom/vin-blanc/bodegas-maranones-picarana-2018/13206841

Sans certification, mais très naturel

PHOTO FOURNIE PAR LA SAQ

G. Descombes Brouilly 2017

Encore un beaujolais : c’est qu’on est choyé ici. À Toronto, récemment, je cherchais un bon beaujo : je suis sortie du magasin bredouille, frustrée en pensant qu’à la SAQ, on trouve tous les grands vignerons de cette région. Parmi eux, il y a Georges Descombes, qui travaille, sans certification, de façon très naturelle, à la vigne et au chai. Ce délicieux Brouilly est d’un charme fou, avec une explosion de petits fruits rouges et une pointe florale au nez. La bouche est gourmande, juteuse, hyper fraîche, avec de l’éclat, du tonus et de légers tanins. À servir rafraîchi à l’apéro, avec un tartare de bœuf, du boudin, des ailes de poulet, une salade de betteraves.

Garde : de 3 à 4 ans.

G. Descombes Brouilly 2017, 27,85 $ (12494028), 13 %.

Consultez la fiche de la SAQ : https://www.saq.com/page/fr/saqcom/vin-rouge/georges-descombes-brouilly-2017/12494028