Canicule : la production de la liqueur Cassis de Dijon compromise

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La canicule de la fin du mois de juin a causé la perte d'environ 50 % de la récolte de cassis français, ce qui met en danger la production de la liqueur Cassis de Dijon.

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Agence France-Presse
Paris

La canicule de la fin du mois de juin a causé la perte d'environ 50 % de la récolte de cassis français, ce qui met en danger la production de la liqueur Cassis de Dijon, a alerté lundi le syndicat des fabricants.

« Un phénomène d'une telle ampleur n'avait jamais été observé auparavant », assure dans un communiqué François Battault, président du syndicat.

Le verger français couvre une surface de 2000 ha pour un potentiel de production de 7000 tonnes, faisant de la France le troisième pays producteur d'Europe.

« La variété Noir de Bourgogne, cultivée uniquement en France et notamment utilisée dans la fabrication de la Crème de Cassis de Dijon, a été particulièrement touchée, et ce sur l'ensemble des régions de production : Bourgogne, Val de Loire, Rhône-Alpes et Oise », soulignent les maisons Lejay-Lagoute, L'Héritier-Guyot, Edmond Briottet et Gabriel Boudier.

« C'est une situation extrêmement difficile pour les producteurs, dont la rentabilité de la récolte est compromise, et c'est aussi une situation inédite pour les transformateurs, dont nous sommes, puisque nous n'allons pas pouvoir répondre à toutes les demandes. C'est tout particulièrement le cas sur la production de la Crème de Cassis de Dijon, qui repose sur un choix minutieux des fruits utilisés », ajoute M. Battault.

Les pertes se traduisent par « des baies de cassis cuites, desséchées et totalement perdues en chutant au sol avant récolte ». « Si la chute des baies est variable d'une parcelle à l'autre, elle est constatée partout. Elle touche en moyenne 50 % de la récolte et peut même atteindre 100 % dans certaines situations », indique le communiqué.

« Les dégâts vont même jusqu'à toucher la plante elle-même dans certaines situations, avec des feuillages grillés, brûlés par la chaleur, pouvant faire craindre des répercussions sur la prochaine récolte », assurent les liquoristes.

Ce contexte fait suite à des déficits de production récurrents depuis plusieurs années en raison des mauvaises conditions climatiques au moment de la floraison, rappellent les liquoristes.

Afin de permettre aux producteurs d'optimiser les volumes de la récolte, les transformateurs dijonnais ainsi que les entrepôts frigorifiques de la STEF « ont ouvert leurs établissements durant le week-end pour accueillir leurs livraisons ».




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