La baisse des ventes de vin américain est bien réelle. La preuve, vous avez été nombreux à m’écrire pour signifier votre boycottage depuis l’arrivée du président Trump.

Karyne Duplessis Piché Karyne Duplessis Piché
La Presse

Cette bouteille mérite toutefois une entorse aux convictions, car elle est produite par le domaine Roy, fondé et géré par des Québécois.

Dégusté à l’aveugle, aux côtés de plusieurs autres chardonnays d’Europe, ce blanc de l’Oregon a été un coup de cœur.

Ses arômes d’abricot, de poire, de poivre blanc et de thym guident les papilles à mille lieues des chardonnays américains lourds et boisés. L’attaque croquante se prolonge dans une texture ronde et élégante où la finale révèle de subtiles notes de noisette. Wow!

Avec la saison du homard qui s’en vient, le mariage sera magique. D’autant plus que ce vin est produit par le domaine Roy, fondé et géré par des Québécois.

Seul frein au plaisir: son prix élevé. Le vice-président du domaine, Alain Plamondon, explique qu’il s’agit de raisins cultivés selon les règles de l’agriculture biologique, que tous les fruits proviennent de leur vignoble et, surtout, que le taux de change n’aide pas à réduire le coût. Si vous avez envie de faire une folie, vous ne serez pas déçu.

Maison Roy & Fils Chardonnay 2017, 67,75 $, (13601403)