La scène gastronomique locale se réinvente sans cesse. Ouverture de restaurants, nouveaux menus, évènements… Nous vous présentons chaque semaine ce qu’il ne faut pas manquer pour bien boire et bien manger.

Véronique Larocque
Véronique Larocque La Presse
Léa Carrier
Léa Carrier La Presse
Marissa Groguhé
Marissa Groguhé La Presse
Ève Dumas
Ève Dumas La Presse

En vedette

70 bougies pour le Lester’s Deli

Le Lester’s Deli fait figure d’exception dans le monde de la restauration. Alors que près de 85 % des restaurants ferment avant d’avoir fêté leur 10anniversaire, selon l’Association restauration Québec, l’établissement de l’avenue Bernard soulignera en novembre ses 70 ans. La recette de son succès ? « L’amour des clients », répond son propriétaire, Billy Berenholc.

Novembre 1951 : le Lester’s Deli accueille ses premiers clients. Sept décennies ont passé, et pourtant, on a l’impression de replonger dans cette époque lorsqu’on y est attablé. « On essaie de garder l’esprit des années 1950-1960 », indique M. Berenholc. Cette volonté passe par de petits détails : des bocks glacés pour servir les boissons gazeuses, la reproduction en vitrine d’une photo du restaurant prise en 1951, le menu peint à la main ou encore les dizaines de bibelots et de cadres qui décorent les murs. À ce sujet, le propriétaire avoue aimer les ventes-débarras. « J’ai commencé avec deux ou trois tablettes et la boîte d’allumettes géante », dit-il en montrant l’objet qui trône au-dessus de la longue banquette.

Cette ambiance rétro plaît à la clientèle. « C’est l’un des meilleurs delis à Montréal, si ce n’est pas le meilleur. Il y en a d’autres bons, mais ici, on se sent comme chez soi. Ça nous rappelle les good old days », souligne Maurice Tieteltolman.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Que devrait-on commander, selon ce client habitué ? Le smoked-meat, évidemment. C’est d’ailleurs ce que font 95 % des clients, estime le propriétaire.

La recette de ce classique n’a pas changé depuis que le père de Billy Berenholc a fait l’acquisition du restaurant quelques années après son ouverture. Ce dernier lui a déjà confié avoir choisi la restauration parce qu’il n’avait rien à manger dans son pays d’origine, la Pologne. En possédant un restaurant, il pouvait au moins s’assurer de nourrir sa famille. Finalement, il aura nourri tout un quartier, voire une ville, car le Lester’s Deli est devenu un incontournable de la scène culinaire montréalaise. Aujourd’hui, il sort même des frontières de la métropole grâce à une gamme de produits pouvant être livrés partout au Canada.

En raison de la pandémie, Billy Berenholc n’a pas le cœur à organiser d’évènement pour les 70 ans du restaurant. Toutefois, il trouve important de souligner cet anniversaire afin de remercier ses employés, dont certains travaillent chez Lester’s Deli depuis plus de 20 ans. Et aux clients, il souhaite dire ceci : « Merci pour les 70 ans. »

Véronique Larocque, La Presse

1057, avenue Bernard

Consultez le site du Lester’s Deli

Nouveauté

Salade savoureuse et sans compromis au LOV

PHOTO FOURNIE PAR LOV

La nouvelle salade de K pour Katrine, au menu des restaurants Lov

Cet automne, c’est à la chef Katrine Paradis, connue pour sa marque K pour Katrine, de passer par les cuisines du LOV pour y présenter un plat signature en collaboration avec l’enseigne montréalaise consacrée à la cuisine botanique, lancé officiellement cette semaine. Celle qui vise à offrir des plats sans compromis aux gourmands ayant des restrictions alimentaires nous présente ainsi une succulente salade aux saveurs prononcées, mais parfaitement équilibrées.

La salade K pour Katrine est donc sans produits laitiers ni gluten, et sans produits animaliers. Assemblage tiède de chou-fleur et de tofu grillé au cari et à l’érable déposé sur un riz au curcuma, le tout nappé d’une vinaigrette crémeuse au citron, aux câpres et à l’aneth, la salade de la chef invitée est apprêtée avec doigté.

On se délecte du chou-fleur, vedette du plat, dont l’assaisonnement se marie parfaitement avec l’arôme délicat du curcuma qui agrémente le riz. Le tofu grillé cari-érable, qui ne prend pas le premier plan, mais offre une bonne surprise aux papilles à chaque bouchée, est un ajout ingénieux. Tout comme les graines de citrouille, pour plus de complexité sur le plan des textures. L’onctueuse vinaigrette, qui se déguste tout aussi bien sur les feuilles de roquette qu’avec le riz, le chou-fleur ou les échalotes grillées, apporte la touche ultime au plat, lui donne toute sa cohérence et ravit les papilles.

Restrictions alimentaires ou non, nombreux seront les amateurs conquis par cette nouvelle recette. Une nouvelle offre gagnante du LOV, que l’on se plaira à déguster dans l’ambiance chaleureuse d’une de ses quatre adresses dans la région montréalaise.

Marissa Groguhé, La Presse

Consultez le site du LOV

Sur le pouce

Importer la Roumanie

  • Le Mici D’ici se présente comme le tout premier restaurant de cuisine de rue roumaine à Montréal.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    Le Mici D’ici se présente comme le tout premier restaurant de cuisine de rue roumaine à Montréal.

  • Le plat emblématique du Mici D’ici : le mici, servi en sandwich.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    Le plat emblématique du Mici D’ici : le mici, servi en sandwich.

  • David Ponce et Radu Iosif, fondateurs du Mici D’ici

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    David Ponce et Radu Iosif, fondateurs du Mici D’ici

  • Le Mici D’ici est situé sur l’avenue du Mont-Royal Est.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    Le Mici D’ici est situé sur l’avenue du Mont-Royal Est.

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Avis aux palais curieux : un premier comptoir de nourriture de rue roumaine a ouvert à Montréal. Réconfortant pour la diaspora roumaine, surprenant pour les Québécois : Mici D’ici fait la (savoureuse) promesse de fusionner les deux cultures culinaires.

Les amis de longue date Radu Iosif et David Ponce n’avaient aucune expérience en restauration quand ils ont foncé, tête première, dans le projet. Mais ils partageaient une passion contagieuse pour la bouffe et un amour commun des micis ! Plat populaire en Roumanie (Radu Iosif, qui en a mangé toute sa jeunesse, peut en attester), le mici est un mélange de viande grillée (souvent faite d’agneau, de porc et de bœuf) qui se distingue par son goût savoureux et sa texture plus juteuse que celle d’une saucisse. Selon les restaurateurs, c’est le plat tout indiqué pour introduire la Roumanie dans l’assiette des Québécois. « L’idée, c’était de faire découvrir quelque chose qui est instantanément délicieux. Si tu aimes la viande, tu vas aimer ça », résume David Ponce.

Et pour la clientèle roumaine, qui fait parfois le trajet de Sainte-Thérèse ou de Terrebonne pour mettre la main sur l’un de leurs précieux micis, chaque bouchée la ramène à la maison. « Il existe un ou deux restaurants roumains traditionnels au Québec, mais un stand de street food comme celui-là, c’est le premier. D’avoir une représentation sur la scène culinaire québécoise d’une manière moderne comme ça, ils capotent ! », constate David Ponce.

Si le mici se mange traditionnellement seul, avec de la moutarde et des frites, les restaurateurs en ont aussi fait un sandwich (et même une poutine !). Au menu, il est également possible d’essayer le kieftele, une boulette de viande roumaine frite faite de porc, de pomme de terre et d’oignon. Également offert dans sa version québécisée, dans un pain brioché.

19, avenue du Mont-Royal Est

Léa Carrier, La Presse

Consultez le site de Mici D’ici

Évènement

Cinéma et gastronomie à Baie-Saint-Paul

PHOTO FOURNIE PAR CUISINE, CINÉMA ET CONFIDENCES

Francis Reddy, ici en compagnie du vigneron Charles-Henri de Coussergues, anime la soirée d’ouverture du festival Cuisine, cinéma et confidences.

Elle est alléchante, la programmation du festival Cuisine, cinéma et confidences, qui se tient à Baie-Saint-Paul du 5 au 7 novembre. Ce sera l’occasion de découvrir les saveurs et les tables locales, mais aussi d’avoir accès à certains des plus grands talents culinaires de la province. Le repas gala du samedi soir, par exemple — un hommage à Expo 67 tenu à l’hôtel Germain Charlevoix —, sera concocté à plusieurs mains par Dyan Salomon et Vanessa Laberge (groupe Olive+Gourmando), Simon Mathys (Mastard), Julien Masia (ARVI, co-restaurant de l’année 2021 aux Lauriers), Émile Tremblay et Sylvain Dervieux (Faux Bergers) et Catherine Méra, pâtissière. La sommellerie sera à l’honneur lorsque Jade Labonté Harvey et Joris Garcia commenteront le film Le nez, de Kim Nguyen, et feront une dégustation de leurs coups de cœur en vins québécois avec la sommelière Véronique Dalle. Parcours gourmands, ateliers, démonstrations, brunchs, librairie, boutique, dégustations, expositions et autres activités font partie du riche programme de cette quatrième célébration du cinéma et de la gastronomie dans Charlevoix. Il est bon de savoir que le Germain Charlevoix affiche déjà complet ce week-end là.

Ève Dumas, La Presse

Consultez le site web de Cuisine, cinéma et confidences