Une entente prénuptiale conclue entre Amanda Rodrigues et Arturo Gatti prévoyait qu'en cas de divorce, l'épouse du défunt boxeur n'obtienne rien - pas même une pension alimentaire.

Sidhartha Banerjee LA PRESSE CANADIENNE

Deux ans après la conclusion de cette entente, plus précisément peu après qu'il eut demandé que ce contrat soit transmis à un avocat spécialisé en divorce, Gatti a été retrouvé mort.

Jeudi, au palais de justice de Montréal, la cour a appris que Gatti avait insisté pour que cette entente prénuptiale soit conclue. Mais le boxeur avait par la suite déchiré une copie de cette entente pour prouver à son épouse tout son amour. Cependant, la validité du document original demeurait entière.

En 2009, Amanda Rodrigues et Arturo Gatti avaient déjà communiqué avec des avocats pour obtenir le divorce, mais ils tentaient malgré tout, selon toute vraisemblance, de régler leurs problèmes conjugaux. Ils sont partis en vacances au Brésil, et Gatti n'en est pas revenu en vie.

La famille Gatti rejette la conclusion de l'enquête des autorités brésiliennes, qui ont conclu au suicide. Elle se bat en Cour supérieure pour empêcher qu'Amanda Rodrigues obtienne l'héritage d'Arturo Gatti.

Jeudi, durant sa comparution, Mme Rodrigues a dû subir un feu roulant de questions. Elle a soutenu qu'elle ignorait, lors de sa première rencontre avec Arturo Gatti, que ce dernier était un boxeur connu. Durant son témoignage, Mme Rodrigues a aussi changé la date qu'elle avait fournie pour sa première rencontre avec son futur mari.

La cour a également appris que Gatti était entré en contact avec son cabinet d'avocats pour s'assurer de la validité de l'original de l'entente prénuptiale une semaine après avoir déchiré la copie.

Une secrétaire du cabinet de l'avocat John Lynch a affirmé au tribunal qu'Arturo Gatti avait téléphoné et demandé qu'une copie de l'entente soit transmise à l'avocat montréalais que le boxeur avait consulté, en mai 2009, pour divorcer d'Amanda Rodrigues.