Je suis très fière de mon équipe d’enquête, qui est maintenant composée de neuf journalistes et d’un photojournaliste. Nous avons travaillé très fort pour vous, lecteurs, au cours des derniers mois: c’est probablement l’automne où nous avons publié le plus d’enquêtes majeures.

Publié le 26 nov. 2019

Les enquêtes sont souvent le fruit d’un long processus qui demande beaucoup de résilience et de rigueur de notre part. Nos projets s’échelonnent parfois sur plusieurs semaines et même plusieurs mois. À titre d’exemple, l’enquête sur les erreurs médicales publiée sur trois jours à compter du 7 septembre dernier a nécessité la participation de neuf journalistes et recherchistes qui ont épluché plus de 1000 rapports de coroners durant 10 mois, puis, qui sont allés sur le terrain pour rencontrer des familles dont les proches sont décédés à la suite d’un accident médical.

Certains sujets prennent naissance suite à une bataille juridique pour accéder à des documents publics. Dans d’autres cas, ce sont des sources qui sont à l’origine d’une enquête. Il faut alors les convaincre de parler et surtout de s’assurer de la véracité de ce qu’ils avancent. On offre toujours à la personne ou l’organisation mise en cause la possibilité de répliquer. C’est très important pour nous : il faut avoir les deux côtés de la médaille.

À titre de chef de l’équipe d’enquête, je contribuerai régulièrement à l’infolettre de la communauté La Presse pour vous faire découvrir les coulisses de nos enquêtes.

Voici donc quelques-unes des enquêtes publiées à l’automne 2019. Le 21 septembre, Daphné Cameron et Martin Tremblay nous faisaient découvrir la rivière Chibouët, la rivière aux horreurs, l’un des cours d’eau les plus contaminés aux pesticides de tout le Québec. Quelques jours plus tard, notre expert en affaires criminelles, Daniel Renaud, vous dévoilait le portrait de la nouvelle mafia montréalaise. Au début d’octobre, nos journalistes ont obtenu un très gros scoop : le REM ne serait pas réalisé dans les temps à cause de travaux supplémentaires et complexes dans le tunnel du Mont-Royal. Une semaine plus tard, Caroline Touzin révélait les résultats inquiétants de tests sur l’eau des écoles, dont certains échantillons présentaient des teneurs élevées en plomb. L’enquête a poussé le gouvernement à faire tester l’ensemble des fontaines des écoles et des garderies au Québec. Finalement, à la mi-octobre, Tristan Péloquin et Martin Tremblay nous dévoilaient les résultats troublants de leur enquête de terrain sur des entreprises qui affirment planter des arbres en échange de crédits de carbone. Sur place, nos journalistes ont démontré que les arbres promis étaient loin d’être toujours au rendez-vous.

Merci de nous permettre de continuer de creuser en profondeur nos sujets,

À bientôt!

-Katia Gagnon