Nadielle Kutlu LA PRESSE

Yeux bleus, teint mat, sourire charmeur, belle apparence: Sébastien Roberts a tout ce qu'il faut pour sortir du lot.

Pourtant, ce comédien québécois qui a grandi en Ontario reste encore méconnu au Québec. Même s'il a joué dans plusieurs séries québécoises populaires, notamment dans Providence, Les ex, Les Bougon et le film Maurice Richard, c'est dans des productions anglophones que l'interprète de 34 ans obtient des rôles principaux.

«Au Québec, il y a un star système qui n'existe pas au Canada anglais», dit M. Roberts, rencontré sur le plateau de Black Swarm, un téléfilm canadien en tournage jusqu'à demain à Montréal. Robert Englund, qui jouait le célèbre Freddy Krueger, fait également partie de la distribution.

Sébastien Roberts tient le rôle principal de Black Swarm. Son personnage sauvera une petite ville américaine d'une invasion de guêpes génétiquement modifiées.

Dans cette oeuvre de science-fiction réalisée par le Canadien David Winning, le gouvernement américain a voulu utiliser les guêpes comme armes en temps de guerre. Mais une mauvaise manipulation génétique des insectes enfoncera la ville dans le chaos. Le réalisateur David Winning souligne que «le film traite aussi de la paranoïa, le tout teinté d'humour noir».

Durant le tournage, M. Roberts a dû s'habituer à se battre contre le néant, les guêpes étant le résultat d'effets spéciaux. «C'est très intense; on est constamment en bataille avec des insectes alors qu'il n'y a rien en face de soi», explique-t-il.

Un rôle important

L'acteur a récemment joué un des rôles les plus difficiles de sa carrière dans le film One Way (Universal Pictures), sorti en Europe il y a quelques mois. Il y incarne un violeur et se fait aussi violer dans une scène. «C'est une scène que les gros noms américains n'ont pas voulu faire. J'ai passé l'audition tout seul, sur une chaise. Ils m'ont testé et je l'ai eu. C'était la première fois que je jouais un méchant et pas le beau bonhomme.»

M. Roberts a maintenant une résidence à Los Angeles, mais il garde un pied-à-terre à Montréal pour être près de son fils.