Source ID:13785; App Source:CinemaWilliam

| Commenter Commentaires (2)

Incendies aux Oscars : Denis Villeneuve en extase

Denis Villeneuve... (IXION Communications)

Agrandir

Denis Villeneuve

IXION Communications

Joie, étonnement, humilité. C'est ainsi que le réalisateur Denis Villeneuve a accueilli la nomination de son film, Incendies, dans la catégorie de l'Oscar du meilleur long métrage étranger, événement qu'il qualifie tout de même de «gigantesque».

> Vidéo: La réaction de Denis Villeneuve
> Incendies en nomination aux Oscars
> The King’s Speech en tête des nominations aux Oscars
> Consultez la liste complète des nominations
> Réagissez sur le blogue de Marc-André Lussier
> À lire aussi : Le ministre James Moore à la traîne

Une joie très forte l'a habité dès l'annonce, alors qu'il se trouvait au Festival de Sundance, en Utah, où son film est présenté. «Des larmes» ont jailli, a-t-il dit hier matin en conférence téléphonique.

L'humilité se traduit dans la façon dont Villeneuve attribue le succès du film à la pièce de Wajdi Mouawad dont il s'est inspiré. «Il faut rendre à César ce qui appartient à César, dit-il. Et ça (le succès) revient à Wajdi. J'ai davantage l'impression d'avoir essayé de protéger quelque chose dans ce que Wajdi a voulu transmettre dans sa pièce de théâtre. J'ai essayé de le porter du mieux que j'ai pu à l'écran.»

Quant à son étonnement, Villeneuve le communique en évoquant le fait de se retrouver sur la même ligne de départ que d'autres grands réalisateurs, dont Alejandro Gonzalez Iñarritu, réalisateur mexicain du film Biutiful, inscrit dans la même catégorie.

«Je suis en compétition contre Iñarritu dont je suis un des plus grands fans! C'est absurde!» lance-t-il, éberlué. Plus tard, dans l'entrevue, il dira ne pas encore avoir vu les quatre autres films retenus dans sa catégorie. «Depuis la sortie d'Incendies, tout ce que je fais, c'est prendre l'avion, faire la promotion du film et dormir», relate-t-il, tout en ajoutant avoir très hâte de serrer la main d'Iñarritu.

«Juste le fait d'être en nomination est pour moi, honnêtement, sincèrement, gigantesque. Je ne m'attendais pas à vivre cela un jour dans ma vie», déclare-t-il.

Une nuit sans sommeil

Villeneuve dit avoir accueilli l'annonce avec «des larmes» à la suite d'une longue nuit sans sommeil qu'il a passée dans un chalet du Festival de Sundance à Park City, en Utah. Il était en compagnie des producteurs Luc Déry et Kim McCraw de micro_scope, ainsi que Phoebe Greenberg, Penny Mancuso et Myriam Achard de Phi Group, maison de production montréalaise qui a assuré une partie du financement. À minuit, les six ont ouvert une bouteille de champagne. «Nous nous sommes dit que c'était la façon de célébrer le parcours du film jusqu'à maintenant», relate Villeneuve. Au moment où il a ouvert la bouteille, tout le stress qu'il avait réussi à contenir depuis des semaines lui est tombé sur les épaules. Les heures qui ont suivi ont été longues...

À 5 h 30, heure de l'Utah, le groupe s'est mis aux fourneaux pour faire des crêpes. Puis, à 6 h 30 (5 h 30 en Californie), ils ont commencé à suivre la cérémonie de mises en nomination en direct sur le site internet de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences. À ce moment-là, un silence d'église s'est installé dans le chalet, a raconté Villeneuve.

«À 6 h 38, ils ont nommé Incendies. Nous avons crié, nous avons ri, nous avons pleuré, a dit Kim McCraw à La Presse. Ç'a été le plus grand moment de notre vie.»

À Montréal

Au même moment, à Montréal, la comédienne Mélissa Desormeaux-Poulin, interprète de Jeanne Marwal dans le film, a elle aussi appris la nouvelle en suivant la cérémonie sur le web. «C'est comme un rêve. Je suis extrêmement fière. Déjà, d'être parmi les neuf demi-finalistes, c'était beaucoup», a-t-elle dit en entrevue à La Presse.

«J'en retire un sentiment incroyable», a dit de son côté Maxim Gaudette, qui interprète le rôle de Simon Marwal, le frère de Jeanne. «Une présence aux Oscars, c'est toujours quelque chose auquel on rêve. Mais de voir que ça se concrétise, c'est un sentiment assez incroyable.»

Rémy Girard est quant à lui un vétéran des Oscars puisqu'il était de la distribution des trois films de Denys Arcand (Le déclin de l'empire américain, Jésus de Montréal et Les invasions barbares) qui ont obtenu des nominations. «Je ne suis jamais allé à la cérémonie. Les comédiens des films en nomination pour l'Oscar du meilleur film étranger ne sont pas invités, souligne-t-il. Mais l'année des Invasions barbares, nous nous étions réunis chez moi. Lorsque le film de Denys a gagné, ç'a été toute une fête», se souvient-il.

Par ailleurs, les Films Christal et les Films Séville ont annoncé le retour d'Incendies sur 13 grands écrans additionnels. Après 19 semaines en salle, le film était toujours à l'affiche.

Lorsqu'un journaliste a demandé à Denis Villeneuve à quelle personne il avait d'abord téléphoné à la suite de sa nomination, il a spontanément répondu son amoureuse. Plus tard, il a aussi révélé avoir appelé ses deux enfants aînés (il a trois enfants). «Mes deux plus vieux ont des téléphones cellulaires. Je sais que l'usage de cellulaire est interdit à leur école, mais ce matin, j'ai passé outre», a-t-il lancé, déclenchant un fou rire général.




la boite: 1977421:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Cinéma

Tous les plus populaires de la section Cinéma
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer