Publié le 21 sept. 2011
ASSOCIATED PRESS

Brad Pitt est probablement l’agent libre le plus convoité à Hollywood, et il peut jouer à peu près pour n’importe quelle équipe.


C’est pourtant lui qui a insisté pendant des années pour donner vie au projet du film Moneyball, même après que le réalisateur Steven Soderbergh eut quitté le navire à la suite d’un désaccord entourant le scénario.


Brad Pitt était carrément obsédé par l’idée d’adapter pour le cinéma le roman à succès Moneyball, de Michael Lewis, qui se penche sur l’histoire du directeur général des A’s d’Oakland, Billy Beane.


Après avoir perdu ses meilleurs joueurs pour des raisons financières, le dirigeant de l’équipe de baseball a utilisé une méthode d’analyse scientifique imaginée par un jeune économiste afin d’avoir le dessus sur les équipes plus fortunées.


Lors de son passage au Festival international du film de Toronto, où le film a été présenté, l’acteur a déclaré qu’il avait été captivé par la lecture de l’ouvrage de Michael Lewis et qu’il voulait absolument en faire quelque chose.


La version réalisée par Steven Soderbergh a été abruptement annulée après que Sony eut décidé de mettre fin au projet quelques jours avant le début du tournage. Le studio était mécontent des modifications apportées au scénario par Steven Soderbergh en plus d’être en désaccord avec sa vision artistique.


Brad Pitt, l’un des producteurs du film, s’est entouré de grosses pointures pour donner un nouveau souffle au projet. Le studio a ensuite pris un gros risque en recrutant le réalisateur Bennett Miller, nommé pour un Oscar en 2005 pour le film Capote, au lieu de Steven Soderbergh.


Mais sans les efforts déployés par Brad Pitt, Moneyball n’aurait probablement jamais pris l’affiche, selon Bennett Miller.


«Nous avions besoin d’un champion pour faire quelque chose à partir de ce livre. En le parcourant, on ne trouve pas naturellement les éléments pouvant en faire un succès au box-office. Les films sur le baseball n’intéressent pas toujours les investisseurs, parce que le marché est limité une fois qu’on quitte les États-Unis», a expliqué le réalisateur.


«À moins d’avoir Brad Pitt qui dit: «Je veux que cela aboutisse et je vais aller jusqu’au bout’, je suis certain que le projet ne se serait pas concrétisé», juge Bennett Miller.