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Cinéma et télévision: cinq femmes honorées

La comédienne Marina Orsini et la productrice Kim... (Archives La Presse)

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La comédienne Marina Orsini et la productrice Kim McCraw, entre autres, seront honorées le 10 mai lors du 21e gala de l'Association des femmes du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias.

Archives La Presse

L’image de la femme n’a guère évolué au cinéma et à la télévision, estime la cinéaste Mireille Dansereau. « Je vois bien peu de différences entre ce qu’on montre aujourd’hui et ce qu’on montrait quand j’ai fait mon premier film », dit-elle. C’était il y a 40 ans.


Mireille Dansereau fait partie d’un groupe de cinq femmes qui seront honorées au 21e gala de l’Association des femmes du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias (FCTNM), le 10 mai. À ses côtés : la comédienne Marina Orsini, la productrice Kim McCraw, la directrice photo Sara Mishara et l’experte des nouveaux médias Véronique Marino.


« Ce sont toutes des modèles », dit la présidente de FCTNM, Louise Jobin, dont l’organisme milite depuis 20 ans pour la place des femmes devant et derrière la caméra. « Au début, on se battait pour faire une place aux femmes. Aujourd’hui, on travaille pour la maintenir », a-t-elle expliqué en marge de la conférence de presse qui annonçait les lauréates.


Au fil des ans, les femmes se sont approprié certains métiers du monde du cinéma et de la télé dans le domaine des costumes et du maquillage, mais aussi dans celui de la production, où Kim McCraw est une icône. La réalisation et de la direction photo demeurent moins accessibles, prévient Louise Jobin. Seulement 15 à 20 % des réalisateurs sont des femmes.

Malgré une place accrue à la gent féminine, Mireille Dansereau, dont le film La vie rêvée dénonçait l’image de perfection dépeinte à l’époque dans plusieurs médias, est déçue.


« L’image proposée n’a pas changé, dit-elle. J’ai pris le magazine Vogue dernièrement et j’y ai vu la même femme aux cheveux gonflés et aux seins soufflés. » Comme si les femmes travaillant aujourd’hui dans le domaine dépeignaient leurs consœurs exactement comme elles reprochaient aux hommes de le faire il y a encore peu de temps, selon elle.


« Ça semble être la manière qu’on a trouvée pour qu’un film marche », dit la pionnière, qui dit avoir toujours misé sur sa différence pour faire des films. « 

Je me disais que ça ne servait à rien de faire un film comme un homme l’aurait fait, alors j’utilisais ma féminité. »

Elle aimerait voir plus de jeunes femmes adopter cette stratégie. « Malheureusement, on dirait que c’est mal vu d’avoir un regard féminin. C’est comme si c’était passé date », dit-elle.




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